Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
10 décembre 2010

On a terminé pour les planteurs et les usiniers, mais il reste encore des cannes sur pied. Les cannes ont bien poussé, mais les coupeurs de cannes ont été peu nombreux ! Je connais des planteurs qui sont allés à la recherche de coupeurs. Ils en ont trouvé de moins en moins. Même avec les machines modernes qui coupent les cannes, il faudra toujours des coupeurs. Les cannes poussent partout, même dans des ravines, entre les galets… Il faut donc des coupeurs pour les couper là où les machines ne vont pas. Et aussi pour les transporter aux bords des routes, pour qu’ensuite elles soient chargées sur les remorques.
Stéphane, planteur, est allé chercher des coupeurs. Il a eu comme réponse : « Combien donnes-tu ? ». Il fait une proposition en rapport avec ce que lui rapporte la tonne de cannes. Le soi-disant coupeur lui a répondu : « Avec mon RMI, cela me suffit largement ». C’est désolant ! C’est le système qui veut cela ! Alors, comme chaque année, Stéphane a laissé des cannes au champ.
On me reprochera de revenir sur le passé, mais je suis quelque part obligé. Je me souviens qu’à 14 ans, pour avoir quelque argent de poche, je n’hésitais pas à mettre de la terre aux petits haricots, aux pieds de maïs, et à couper la canne et à les charger sur le camion ou dans les charrettes. Nous étions payés à la fin de chaque semaine. Nous étions heureux.
Cela ne nous a pas empêchés de réussir dans la vie.
Alors, que nos jeunes aujourd’hui mettent eux aussi la main à la pâte. Quand arriverons-nous à leur donner des responsabilités ? Il nous appartient à nous tous, aux politiques et autres de prendre les choses en mains, de les faire bouger, pour qu’à la place de la violence s’installent le travail et la paix dans le cœur de nos jeunes.
Marc Kichenapanaïdou
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
La Réunion dans la mondialisation sans protection
La Réunion dans la mondialisation sans protection
Ouverture hier à Sainte-Suzanne
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture