Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
3 juillet 2010, par

Pendant des dizaines d’années dans la seconde moitié du siècle passé, les responsables politiques réactionnaires à La Réunion — “de droite” comme “de gauche” — n’ont cessé de dénoncer les débats sur le statut de notre île et, par la fraude électorale, ils n’ont pas hésité à falsifier l’expression démocratique des Réunionnais pour barrer la route à ceux qui se battaient pour le développement du pays. Ils ont passé leur temps à tenter de faire croire au peuple que la moindre réforme institutionnelle serait une catastrophe et ils en ont fait leur fonds de commerce politico-médiatique.
Au fil du temps, les résultats de cette politique irresponsable et injuste sont apparus et la réalité s’est imposée : c’est l’aggravation de la crise économique, sociale, environnementale et culturelle. Conséquence : le discours qui servait de paravent aux ennemis du développement est confronté aujourd’hui à cette réalité.
Lorsqu’il a été proposé de faire une assemblée unique, ils l’ont rejetée ; idem pour la création de deux départements et d’une région, comme cela se fait en France. A présent on voit la gêne de ces réactionnaires, dont les porte-paroles sont Jean-Paul Virapoullé et Albert Ramassamy et qui disent : allons ouvrir le débat institutionnel.
Mais quelles solutions apportent-ils aux graves problèmes du pays, qui vont continuer à s’aggraver si l’on ne change pas d’urgence et profondément de politique ? Rien sur le fait que bien plus de la moitié des Réunionnais sont sous le seuil de pauvreté ; rien sur les 130.000 Réunionnais — dont de nombreux diplômés — privés du droit à l’emploi ; rien sur les 30.000 foyers privés du droit au logement ; rien sur les difficultés croissantes des collectivités réunionnaises etc.
Tous ces problèmes auxquels il faut répondre ont été posés avec force par Gélita Hoarau lundi dernier au sénat, lors du débat sur la réforme des collectivités locales (voir “Témoignages” de mercredi). Et comme l’a dit la sénatrice de La Réunion, pour trouver le levier institutionnel, « toute solution devra être le fruit d’une réelle concertation avec l’ensemble des élus » de notre île.
Au moment où la plus grande partie de la population réunionnaise est prise dans la “kol zak”, certains élus, au lieu de régler ce drame, nous parlent du statut et disent n’importe quoi à ce sujet, pour cacher l’essentiel. Comme on le voit, la grande diversion des réactionnaires continue.
L. B.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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