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Réaction de Gélita Hoarau
21 août 2010
Dans un communiqué diffusé hier, la sénatrice Gélita Hoarau constate que l’absence d’un service régional d’archéologie contribue à créer des incidents aussi graves que celui de la destruction de plusieurs tombes du cimetière de Basse-Vallée.
On ne peut que partager l’émotion qu’a provoquée la destruction au bulldozer du cimetière de Basse Vallée. Il faut, à présent, en tirer les enseignements.
Cette initiative inconsidérée n’aurait pu se produire si la loi sur l’archéologie préventive avait été appliquée à La Réunion comme c’est le cas sur le reste de tout le territoire français.
En effet, si La Réunion avait eu un service régional d’archéologie, elle aurait eu une carte archéologique sur laquelle le cimetière aurait figuré. Du même coup, la mairie aurait dû en tenir compte pour intervenir sous contrôle du service concerné.
Sans cette structure technique, il est difficile de veiller à la bonne application des textes tel le décret n°2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en matière d’archéologie préventive.
Il est bon de rappeler que lors de la séance du Sénat du 27 janvier 2010, le ministre de la Culture a apporté une réponse qui se voulait rassurante à ma demande d’application à La Réunion de la législation française sur l’archéologie. Mais les Réunionnais se rendent compte, huit mois après, que les promesses du ministre tardent à être traduites en actes.
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