Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Destination santé
23 octobre 2009

La contraception la plus utilisée en France aujourd’hui repose sur la pilule estroprogestative. Sur “les” pilules, devrions-nous dire plutôt, tant les femmes ont le choix dans le cadre d’une “famille” de contraceptifs. Une famille qui vient encore de s’agrandir. L’arrivée d’une toute nouvelle pilule, basée sur l’utilisation d’un estrogène naturel, relance l’intérêt.
« La contraception n’a pas de but thérapeutique », rappelle Brigitte Letombe (Lille), présidente de la Fédération nationale des Collèges de Gynécologie médicale (FNCGM). « Les femmes l’utilisent pour ne pas vivre une grossesse non désirée. Elle doit donc être efficace, dénuée d’effets secondaires et porteuse de bénéfices additionnels. Elle ne doit avoir en fait, que des avantages ».
Depuis l’apparition des premières pilules dans les années 60, de nombreuses modifications ont amélioré leur tolérance et leur sécurité d’emploi. Celles-ci ont principalement concerné les progestatifs, dont le rôle est d’inhiber l’ovulation. Il en existe aujourd’hui une dizaine, dont certains ont des propriétés additionnelles à l’effet contraceptif. Des propriétés qui concernent la peau, par exemple…
Du côté de l’estrogène, l’effort a surtout porté sur la diminution des doses du seul et unique produit de synthèse disponible : l’ethynilestradiol. En 40 ans, sa dose a ainsi baissé de… 70%, passant de 50µg en 1961 à 15 µg dans les années 2000. « Les doses d’estrogènes, dont on connaît l’impact sur le système cardiovasculaire notamment, ont beaucoup diminué », assure Brigitte Letombe. « Mais il fallait aller encore plus loin ».
C’est pourquoi l’arrivée de la nouvelle pilule contraceptive “à l’estrogène naturel”, nommée Qlaira, correspond vraiment, selon elle, « à une étape supplémentaire en contraception orale ». Cette fois-ci, le progrès n’est pas dans la diminution du taux… Pour la première fois, l’éthynilestradiol est remplacé « par de l’estrogène dit “naturel”, qui se comporte dans l’organisme des femmes comme leur propre estradiol ». Un bon point donc pour la sécurité d’emploi, et la tolérance.
A en croire cette spécialiste, ce nouveau type de pilule était particulièrement attendu par la profession. « Depuis près de 20 ans », avance-t-elle. Mais jusque-là, « toutes les études réalisées sur différents produits mettaient en évidence des profils de saignements qui n’étaient pas satisfaisants. Dans le cas présent, pour obtenir un bon contrôle du cycle, il fallait aussi trouver le progestatif le plus adapté pour cette association avec un estrogène naturel, le Dienogest ». Vous n’êtes pas satisfaite de votre contraception actuelle ? Voilà peut-être qui mérite d’aborder le sujet avec votre médecin traitant ou votre gynécologue.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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