Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
L’UNEF dénonce l’interruption des inscriptions universitaires de certaines filières
27 août 2011

Dans un communiqué, l’UNEF réagit à l’annonce de la Direction de l’Université selon laquelle les inscriptions en 1ère année de Droit, d’Économie et de Médecine sur le campus du Moufia sont interrompues faute de places assises dans les amphithéâtres. L’UNEF dénonce cette mesure qui « condamne de nombreux étudiants à une orientation forcée ».
A l’heure où l’Université annonce dans un communiqué la prolongation de la période d’inscription, nous apprenons avec stupeur l’interruption des inscriptions universitaires en 1ère année de Droit, d’Économie et de Médecine sur le campus du Moufia.
En effet, la Direction de l’Université de La Réunion a décidé ce jour-ci de ne plus procéder aux inscriptions des L1 (Licence 1) qui souhaitent être scolarisés au sein des filières précédemment citées.
Les services de l’Université ont évoqué l’incapacité matériel d’accueillir des étudiants supplémentaires puisque les amphithéâtres de l’établissement ne disposent plus de places assises.
L’UNEF tient à dénoncer une telle mesure qui condamne de nombreux étudiants à une orientation forcée, laquelle orientation forcée ne fera qu’augmenter le nombre de jeunes sans diplôme à la fin de leurs études.
L’UNEF rappelle que l’Université de La Réunion est un service public qui a vocation à accueillir l’ensemble des étudiants souhaitant obtenir un diplôme au sein de l’établissement. Nous estimons en effet que l’Université est garante de l’égalité des chances qui s’avère être un principe fondateur de notre société.
L’UNEF rappelle également que cette interruption des inscriptions n’est qu’une conséquence directe des diverses coupes budgétaires pratiquées au sein des différents services publics et notamment celui de l’enseignement supérieur.
L’UNEF fustige la politique de rigueur mise en place par le gouvernement et estime que les étudiants n’ont pas à payer le risque de dégradation de la note souveraine de l’Etat français par les agences de notation.
Par ailleurs, l’UNEF étudie actuellement les dispositions législatives qui régissent l’accès à l’enseignement et aux services publics et se réserve le droit d’engager une action au Tribunal administratif visant à annuler cette décision.
Courrier des lecteurs
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