6 octobre 2006
En l’an 2000, les Réunionnais ont fait voter à Paris une loi contenant notamment une mesure spécifique pour favoriser l’emploi des jeunes touchés par le chômage : c’est le congé-solidarité. Cette loi permet à un salarié de 55 ans de partir en pré-retraite en touchant une indemnité de l’ASSEDIC, si l’employeur embauche un salarié de moins de 30 ans.
Cette mesure a permis à près de 2.000 jeunes d’avoir un travail. Et ce ne sont pas des emplois précaires mais des CDI. À comparer aux exonérations sociales et fiscales versées aux entreprises par l’État sans aucune garantie de créations d’emplois...
Voilà donc une nouvelle preuve que l’on peut appliquer des mesures particulières à La Réunion si l’on a la volonté politique de favoriser l’emploi des jeunes réunionnais. Cette mesure spécifique a été inscrite dans la loi sans que l’on “change de statut”, sans que l’on parle de “préférence régionale” et autre fantasme ou diversion. C’est une aide publique (État et collectivités réunionnaises) à l’emploi, qui a donné des résultats positifs.
Et voilà que le gouvernement décide d’y mette un terme. Or, dans l’agriculture, il existe un dispositif de pré-retraite co-financé par l’Europe à 75%.
Au lieu de corriger cette loi sur le congé-solidarité en l’améliorant par une plus grande prise en charges de son coût par l’État, nos gouvernants veulent la supprimer. Sans solution alternative.
Au nom de la solidarité nationale, du respect du principe d’égalité collective entre les Réunionnais et les métropolitains et afin de créer un “Nouveau contrat social” à La Réunion, préservons la pré-retraite pour l’emploi.
L. B.
© Copyright 5 mai 1944-2012 Témoignages | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).