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15 septembre 2011
Les attaques contre le RSA sont devenues des rituels de l’UMP. Après Laurent Vauquiez et Jean-François Copé, c’est le secrétaire général adjoint de l’UMP Marc-Philippe Daubresse qui souhaite conditionner le Revenu de solidarité active.
Le parti de Nicolas Sarkozy crée des polémiques autour du RSA, voulant
à tout prix faire payer les plus démunis du déficit public creusé par ce même gouvernement. En effet, après les attaques racistes du ministre de l’Intérieur, ce sont les apparatchiks de Nicolas Sarkozy qui montent au créneau pour encore plus appauvrir la population.
Culture de l’UMP
En juin dernier, Laurent Vauquiez avait remis en cause le Revenu de solidarité active en tant que tel. Hier, le secrétaire général adjoint du parti présidentiel a proposé de créer des contrats aidés rémunérés de sept heures par semaine, à des allocataires du RSA, sous peine de sanctions. Ces 7 heures de travail seraient rémunérées ce que Laurent Vauquiez refusait. Cette idée devrait toucher 150.000 personnes à qui l’on demanderait de faire des heures de travail obligatoires.
« Le refus de ce CUI serait constitutif d’un manquement aux devoirs (de l’allocataire) et entraînerait automatiquement une sanction conformément à la loi », précise le rapport déposé par le secrétaire général adjoint. Selon lui, la baisse du RSA en fonction du salaire reçu par l’allocataire représenterait une économie pour le département qui gère l’attribution de ce revenu.
De son côté, Jean-François Copé avait proposé que certains des bénéficiaires du RSA travaillent « entre cinq et dix heures par semaine » au service d’une collectivité, sans quoi ils pourraient le voir progressivement diminuer. Parlant de « correctif au dispositif du RSA », sans prendre en compte la misère sociale et économique qui se cache derrière, ne voulant pas résoudre les problèmes de fonds, tels que l’emploi, la majorité gouvernementale attaque les plus démunis.
Créer de l’emploi
Alors que le président américain Barack Obama accuse les gouvernements européens de ne pas créer de l’emploi, mais plutôt de colmater les trous de la dette, de nombreux élus de l’opposition présidentielle et des syndicalistes ont fustigé un tel projet de loi et appellent plutôt à « des actions sur l’emploi et le chômage ».
Du côté de la CGT et du Parti socialiste, les réactions sont beaucoup plus tranchées a indiqué l’Agence France Presse, Bernard Thibault a estimé que « s’il doit y avoir de l’activité, du travail (...), cela doit être rémunéré comme du travail et non pas servir à se réfugier derrière un paravent de solidarité ».
Si ce gouvernement UMP est renouvelé à la prochaine élection présidentielle, quel sera le sort réservé aux allocataires du RSA ?
Céline Tabou
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