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18 novembre 2003
Qu’on le veuille ou non, quand on est élu, on est personnage public. On est alors obligatoirement soumis à la curiosité (parfois dérangeante) des médias. Quand le commentaire est laudatif, on apprécie. Quand il ne l’est pas, on apprécie moins si on le croit injuste ; on peut se corriger s’il est juste. Et on dispose de la possibilité de prendre sa plume pour expliquer, voire s’expliquer. On peut aussi - moyen extrême, pour ce qui me concerne - saisir la justice... "La Relève" a choisi une autre voie : elle somme ses maires, conseillers généraux et régionaux, présidents de SEM ou de Syndicats d’agglomération, de priver le "JIR" d’annonces légales. Et voilà les annonces légales - dont on pensait que leur publication la plus grande visait à informer le plus largement l’opinion sur des actes de la vie publique - ramenées au niveau d’un vulgaire moyen dont on dispose quand on est élu pour remplir les caisses des journaux avec de l’argent public ! Que peut (ou pourrait) penser l’opinion des journaux qui recevraient les avis et communiqués publiés dans un tel contexte ? Qu’ils sont (ou doivent être) à la botte ? "La Relève", décidément, prête à sourire, même si, nous devons en convenir, elle nous invite à réfléchir à ce dont ses principaux responsables seraient capables s’ils avaient demain davantage de pouvoirs.
Raymond Lauret, Le Port
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