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25 juillet 2006
Hier s’est achevé à Maurice, un forum de la SADC consacré à des négociations sur la commercialisation des services. Un double objectif état assigné à la réunion qui a duré 2 jours (jeudi et vendredi) : dégager une stratégie régionale et aider les pays membres à obtenir une meilleure part du commerce mondial. Cette discussion se voulait préparatoire et complémentaire aux négociations plus globales sur la libéralisation du marché des services qui ont lieu au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce. La SADC prépare la signature entre tous ses membres d’un Protocole de Commerce des Services réglant le problème des relations internes tout en dégageant une position commune vis-à-vis de I’OMC. Au sein de celle-ci, la SADC a obtenu mandat pour organiser, d’ici 2012, une zone régionale de libre-échange des biens et des produits. L’étape suivante sur la voie de l’intégration régionale est celle de l’organisation du commerce des services. A la réunion qui s’est achevée vendredi ont été invités des pays membres de l’autre grand ensemble régional, le COMESA, des représentants de l’Union européenne et de la CNUCED. Il est à noter que la France et à plus forte raison La Réunion n’ont été officiellement invités. Il est vrai que ni l’une ni l’autre sont adhérentes à la SAOC. Or, les services est un secteur en fort développement chez nous. L’absence de Paris ou de Saint-Denis voire de Dzaoudzi à la rencontre de cette fin de semaine peut prendre une traduction peu encourageante : La Réunion et Mayotte seraient des marchés que les pays membres de la SAOC veulent conquérir. Il faut rappeler qu’une demande de membre associé au sein de la SAUC a été faite pour la Réunion. Elle est restée jusqu’ici sans réponse.
Jeanne-Marie Salmacis
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