Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
À 20 heures 05 sur Tempo : ’Le Comte de Monte-Cristo’
9 février 2006

Un film de Robert Vernay avec Jean Marais, Lia Amanda, Roger Pigaut, Noël Roquevert, Jacques Castelor, Daniel Ivernel, Claude Génia, Folco Lulli...
Edmond Dantès, second d’un navire de commerce de retour d’Orient, ayant pris le commandement de son navire après la mort du capitaine, accoste à l’île d’Elbe pour transmettre une lettre à Napoléon. À la suite de cette imprudence, commise pour respecter la volonté de son prédécesseur, il est victime d’une machination ourdie par le marin Caderousse, l’officier Fernand de Morcerf (épris de Mercédès, fiancée de Dantès) et le magistrat Henri de Villefort (qui craint une compromission liée aux amitiés bonapartistes de son père Noirtier). Dantès est alors conduit au secret dans les profondeurs du château d’If, au large de Marseille...
Le film que nous propose ce soir Tempo est la première version en couleurs des aventures d’Edmond Dantès, l’une des plus fidèles adaptations du célèbre roman. Maintes fois porté à l’écran par la suite, mais jamais égalé, "Le Comte de Monté Cristo" de Robert Vernay est sans aucun doute le plus proche de l’esprit voulu par Dumas. Le sens de l’histoire et l’impression de justice et de vengeance contenus dans l’œuvre du romancier transparaissent totalement. Jean Marais en jeune marin romantique et famélique rend crédible son personnage de prisonnier innocent que la folie guette, puis du fougueux et mystérieux comte qui exécute implacablement sa vengeance.
Quant à Lia Amanda, elle est une Mercédès remarquable. Dans la dernière version portée sur le petit écran par José Dayan, l’œuvre a été dénaturée, longue et peu crédible, Gérard Depardieu en fait trop et la fin est tronquée. Je dirai plus, elle est dénaturée et enlève tout le phantasme de la vengeance que Dumas avait voulu ériger comme la justice suprême dans son roman. Voilà pourquoi je recommande fortement aux aficionados d’Alexandre Dumas de regarder la première partie (La trahison) de cette tragédie qui aurait pu être une tragédie grecque. C’est la seule véritable adaptation cinématographique réussie de ce chef-d’œuvre de la littérature romanesque.
Ph. T.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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