Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
JOURNÉE NATIONALE DE COMMÉRATION DE LA TRAITE NÉGRIÈRE, DE L’ESCLAVAGE ET DE LEURS ABOLITIONS
10 mai 2007

Pour commémorer les Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, la Région Réunion, la MCUR et la Chaire UNESCO organisent une cérémonie le 10 mai 2007 au CNR de Saint-Denis, de 10h à 12h.
Par un décret de 2006, le 10 mai a été proclamé journée de commémoration des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. Cette décision est l’aboutissement d’une longue marche pour la reconnaissance dans le récit national des vies et des résistances de milliers de femmes et d’hommes déportés de leur terre natale et mis en esclavage dans toutes les colonies françaises, comme de leur contribution au patrimoine culturel de l’humanité.
Tous les 20 décembre, nous fêtons la libération des esclaves réunionnais. C’est notre fête de la liberté, à tous les Réunionnais. Son objectif est de rappeler chaque année que notre terre a connu l’esclavage pendant plus de deux siècles, c’est-à-dire pendant la plus grande partie de son histoire. Nul ne peut l’ignorer.
L’objectif du 10 mai, lui, est de faire prendre conscience, en Métropole, que ces événements concernent toute la nation ; ce n’est pas seulement l’histoire de l’Outre-mer, c’est celle de la France toute entière. Le 10 mai a été proposé par le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage (installé conformément à la loi du 21 mai 2001 reconnaissant traite négrière et esclavage « crimes contre l’humanité »). Il s’agit de construire une mémoire partagée.
Le 10 mai, nous rendrons hommage à toutes celles et tous ceux qui, partout dans le monde, furent victimes de l’esclavage colonial et luttèrent contre cette forme de servitude dans toutes les colonies, ainsi qu’à leurs alliés en Europe et en Afrique.
Lors de la cérémonie du 10 mai 2007 à La Réunion, des élèves liront une centaine de noms de ces combattants de la liberté pour les inscrire dans nos mémoires et les faire résonner dans un espace public.
Les combattants réunionnais de la liberté n’étaient pas isolés. Les marrons, figures emblématiques de l’aspiration à la liberté et de la lutte pour la dignité, les esclaves des plantations et les abolitionnistes réunionnais participent à l’épopée mondiale contre l’esclavage colonial. Dimitile, Cimendef, Simangavole, Héva sont les sœurs et les frères de Delgrès, Makandal, Dessalines, Toussaint Louverture, la Mulâtresse Solitude, Sojourner Truth, Frederick Douglass, Olano Equiano... Les révoltes et les résistances sur les terres africaines et malgaches, sur les bateaux négriers, à la Jamaïque, à Trinidad, en Louisiane, en Géorgie, à la Martinique, à la Guadeloupe, à Haïti, à l’île Maurice... rencontrèrent les actions des abolitionnistes en Europe et contribuèrent à la défaite de l’esclavage, ce crime contre l’humanité.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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