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11 juin, parCourrier des lecteurs
Sainte-Suzanne : des ateliers de musique traditionnelle pour les jeunes
28 juin 2010, par

A Sainte-Suzanne, la transmission du patrimoine culturel passe par le maloya. Des ateliers seront bientôt ouverts aux jeunes pour apprendre à fabriquer les instruments de musique, jouer, se tenir sur scène et pourquoi pas, devenir des groupes reconnus à la Réunion et dans le monde. Bref, faire vivre ce patrimoine mondial qu’est le maloya.
Le Centre régional de boxe française et de moringue a l’ambition d’être aussi celui du maloya. Des ateliers maloya y auront désormais leur place, animé par Olivier Courteau, spécialiste de la musique traditionnelle, encadré par Roger Valliamé, gramoun témoin de l’évolution du maloya à La Réunion, et par David Testan. Ces ateliers s’adressent avant tout aux enfants, afin de leur apprendre à fabriquer les instruments de musique, mais aussi à utiliser la scène, à jouer le maloya. Les séances pourront accueillir une douzaine d’enfants. L’objectif est de créer quatre groupes de jeunes maloyèr, les former et les accompagner sur des scènes à travers l’île et ainsi assurer la vitalité du maloya chez les générations à venir. « Les grandes scènes ne sont pas seulement réservées aux artistes qui viennent de l’extérieur, ni aux adultes », affirme David Testan. On peut le croire, quand on voit les jeunes de 8 à 14 ans du groupe Zanaka, tous de la famille Nitram, s’emparer des kayamb, roulèr et « craser le maloya », après une démonstration de moringue. « Tous les enfants n’ont pas le niveau du groupe Zanaka, on fera en fonction des besoins », indique David Testan. Mais le groupe Zanaka est un avant goût de ce qui pourra naître de ces ateliers de maloya.
Une inquiétude, tout de même, portée par Angélina Imira, élue municipale adjointe à la culture : comment transmettre ce savoir traditionnel, si la fabrication de l’instrument symbolique qu’est le kayamb est menacée par ces champs de cannes, une nouvelle variété qui ne produit plus de fleurs ? La question est posée. Le Centre régional, lui, ne veut pas en tout cas que le peuple réunionnais finissent comme ces champs de canne sans fleurs.
EP
Courrier des lecteurs
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