Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
13 novembre 2006

Le 4 novembre était la date retenue par les Organisations Non Gouvernementales pour que les citoyens se mobilisent, sur toute la planète, pour lutter contre le changement climatique. Cette date précèdait de deux jours la Conférence internationale des Nations Unies sur le climat qui a lieu à Nairobi (Kenya).
Si nous sommes certains que nous pouvons agir individuellement par nos actes quotidiens, il est important et urgent que les décideurs adoptent des mesures fortes sur cette question qui concerne notre planète, l’ensemble de ses espèces vivantes et en premier lieu les humains.
Une étude d’un ancien responsable de la Banque mondiale fait apparaître que le réchauffement climatique pourrait coûter à l’économie mondiale jusqu’à 5.500 milliards d’euros si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales au cours des 10 prochaines années. Ce coût serait alors supérieur à celui des 2 guerres mondiales et à celui de la Grande Dépression de 1929, tout en rendant de grandes parties de la planète inhabitables et en créant un nombre de réfugiés, victimes de la sécheresse ou d’inondations, qui pourrait s’élever à 200 millions de personnes.
Nairobi doit être l’occasion pour les décideurs d’avancer dans les négociations portant sur la deuxième période d’application du Protocole de Kyoto, qui commencera en 2012.
Il est urgent que les décideurs se mettent vite d’accord sur la teneur de leurs engagements après 2012. Tout retard dans la prise de décision rendra pratiquement impossible l’atteinte de l’objectif de la Convention, à savoir la stabilisation du climat.
Les pays industrialisés doivent s’engager sur des objectifs beaucoup plus ambitieux de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces pays doivent aider les pays en développement à s’adapter aux effets du changement climatique qui sont déjà visibles.
Nous demandons à ce que les élu(e)s en France métropolitaine et à La Réunion prennent pleinement conscience que “la maison brûle” et impulsent des politiques publiques courageuses, afin de laisser aux générations futures une planète encore vivable.
Marie-Cécile Seigle-Vatte,
Elue Les Verts Saint-Denis
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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