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Le co-développement, un outil pour les collectivités françaises et leurs populations immigrées

26 novembre 2007




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Le co-développement fait partie, au même titre que le jumelage ou la coopération décentralisée, de l’arsenal des outils d’aide au développement dont disposent les collectivités territoriales. Alors que les politiques publiques en matière de co-développement prennent forme depuis peu, le lien entre migration et aide au développement s’impose progressivement au sein des collectivités. Pour Guy Serieys, ambassadeur chargé du co-développement, qui s’exprimait le 22 novembre au cours d’un colloque organisé au Sénat par le Centre de formation des élus locaux, en collaboration avec le Partenariat Eurafricain et le Carrefour des Acteurs Sociaux, « la politique de co-développement peut participer à une bonne intégration des migrants sur le territoire national ».

L’objectif de cette politique est d’encourager les migrants à consacrer une part plus importante des fonds qu’ils rapatrient dans leur pays d’origine au développement économique. Alors qu’il représente aujourd’hui 100 milliards de dollars de richesses, on estime que le phénomène migratoire pourra générer 700 à 800 milliards de dollars en 2025. L’État français a donc choisi d’orienter la coopération vers des investissements productifs et d’orienter l’aide publique vers les pays fournisseurs de migrants. Des actions de co-développement ont été lancées à titre expérimental au Mali et au Maroc dès 2000, relayées plus récemment par des expériences au Sénégal, puis aux Comores.

Au niveau local, l’entrée de la société civile dans le champ de l’aide au développement représente un enjeu important pour les collectivités territoriales. « Au fur et à mesure que les individus et les associations vont gagner en autonomie et en efficacité en agissant de préférence pour leur ville ou leur pays d’origine, les collectivités vont devoir s’intéresser davantage aux diasporas qui résident sur leur territoire », estime Joël Broquet, président du Partenariat Eurafricain et fondateur du Centre de formation des élus locaux. "De plus en plus d’élus sont conscients qu’il faut une approche fine des réalités sociales que vivent ces migrants." De plus, afin de mieux identifier les porteurs de projets parmi les migrants, il est important de constituer un réseau de "correspondants du co-développement" parmi les élus les plus sensibilisés à cette question, qui seraient en mesure d’être des intermédiaires. Pour l’instant embryonnaire, ce réseau informel recrute aujourd’hui l’essentiel de ses membres parmi les élus en charge de la politique de la ville.

Delphine Goater - Localtis.info

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