APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Une victoire pour les jeunes
10 décembre 2010, par

Le projet de thèse de trois doctorants avait obtenu un avis très favorable de la part d’un Comité indépendant d’experts. Ces jeunes ont pourtant vu leurs demandes de bourses refusées par la Région en novembre dernier. Mais ils n’ont plus de souci à se faire. Le Conseil général a décidé d’assurer le financement de leur poursuite d’études.
Réunis en Commission permanente mercredi, les conseillers généraux ont décidé à l’unanimité d’attribuer des bourses, soit 1.200 euros mensuels pendant 3 ans, pour que les 3 étudiants recalés par la Région puissent entamer leurs thèses.
Une décision que l’AJFER (Alliance des jeunes pour la formation et l’emploi des Réunionnais) a tenu à saluer hier, Gilles Leperlier soulignant « la sagesse des élus de tous bords confondus ». Pour l’AJFER, les conseillers généraux ont donné « une leçon en matière de réussite éducative à la Région ». Béatrice Leperlier, membre de l’AJFER, également conseillère régionale, rappelle pourtant que l’une des priorités affichées de la Région est de « construire un pôle d’excellence de réussite éducative ».
Avec cette décision favorable du Conseil général, l’AJFER considère que la mobilisation menée depuis fin octobre a porté ses fruits. La manifestation à la Région avait d’ailleurs permis de réintégrer deux étudiants au dispositif de bourses doctorales. Pour autant, Gilles Leperlier a prévenu que l’AJFER restera vigilante l’année prochaine pour que ce genre « d’injustice » ne se reproduise plus : « l’attribution des bourses doit se faire sur des critères et non de façon politique, pour l’égalité des chances et non le sectarisme ».
Le mois dernier, des étudiants ayant pourtant obtenu des avis très favorables du Comité local d’expertise n’avaient pas obtenu de bourses régionales. Emeline Vidot, l’une des doctorantes travaillant sur « la construction de l’identité réunionnaise de 1959 à nos jours », avait vécu ce refus comme « une véritable injustice ». « J’ai failli abandonner, chercher d’autres perspectives après 5 ans d’études », a-t-elle confié hier. Aujourd’hui, comme les deux autres doctorants en Biologie, elle aborde son avenir avec plus de sérénité.
E.P.
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