Quand le communisme chinois séduit l’Américain
13 juin, parLe monde a changé
12 août 2005

Aidez-moi à comprendre s’il vous plaît !
Aidez-moi à comprendre que les ressortissants des pays africains - dont les Malgaches -, durant toute l’Histoire de France, n’ont été que des immigrés...
Aidez-moi à comprendre qu’à La Réunion, dès les premiers essais du peuplement, les descendants africains, malgaches, comoriens n’ont été que des immigrés...
Ces questions suffiront-elles à susciter votre réaction ? Permettront-elles de mettre en perspectives les déviances de certaines mesures gouvernementales qui pourraient entraîner des comportements xénophobes, voire racistes ?
Des mesures contre les ressortissants étrangers sont prises à la suite d’un inventaire sur l’immigration clandestine et ayant pour conséquence de faire payer l’ensemble des résidents étrangers en France, à La Réunion et ailleurs... Cela ne suscite ici ni réaction populaire, ni interrogation particulière.
Cela revient-il à dire que beaucoup ne condamnent pas les comportements et les doctrines qui les entraînent ?
Ou bien, ce silence sur la question doit-il laisser supposer une certaine légitimité du sens et des mots comme la xénophobie, le racisme, avec la passion dont ils sont chargés ?
Le peuple réunionnais accepte-t-il que la xénophobie soit institutionnalisée ? Si la réponse est oui, pourquoi, dans ce cas, avoir donné l’image d’un peuple uni et mobilisé pour faire barrage à l’extrême droite, au racisme et à l’intolérance à l’occasion de la présidentielle de 2002 ? Pourquoi ?
Si votre réponse est non, alors, comment traduire le silence des formations politiques locales, des représentants religieux de la place, des syndicats, des étudiants, des lycéens, des chômeurs, de l’ensemble des maires ? Comment ? Aidez-moi à comprendre ! Autrement dit, le peuple réunionnais se retrouve-t-il soudé et uni pour se taire sur une question aussi sensible ?
Et la télévision publique ? Tourne-t-elle le dos aux immigrés ? Leur donne-t-elle la parole ? Aidez-moi à comprendre !... Aidez-moi à ne pas confondre sous un même terme, les idées et les discours, qu’on pourrait considérer comme des opinions et une idéologie racistes ! Aidez-moi à ne pas mélanger les pratiques et les systèmes politiques légitimés par cette idéologie s’il vous plaît ! Aidez-moi à comprendre ! C’est mon seul questionnement,... je n’ai pas d’autre ambition que d’attirer votre attention, vous, journalistes, intellectuels, vous hommes ou femmes politiques, vous, syndicalistes, ou représentants religieux, vous étudiants ou lycéens !
Samuel Mouen
Fraternité indo-réunionnaise
À l’occasion du 58ème anniversaire de l’indépendance de l’Inde, le 15 août 1947, le Parti fédéraliste réunionnais tient à rappeler les liens indéfectibles qui unissent nos deux contrées. La Réunion et les Réunionnais ne seraient pas ceux qu’ils sont sans l’Inde et les Indiens ! Premièrement, La Réunion se situe dans l’océan Indien et nous ne devons surtout pas oublier notre réalité géographique qui est indocéanienne. En second lieu, il est fort probable que ce soit des navigateurs arabo-indiens, commerçant entre l’Afrique orientale et la Grande Péninsule, qui aient découvert notre île à partir du 12ème siècle et l’aient baptisée “Dina margabim” (l’île de l’Ouest). Ensuite les Européens à partir du 16ème siècle, d’abord les Portugais puis les Français, vont faire escale et s’installer à Mascareigne, car cette île se place sur la route commerciale des Indes et de l’Orient (épices, soieries, porcelaines) via les fameuses Compagnies des Indes. L’Ile Bourbon va d’ailleurs servir pendant des décennies de tête de pont de la France dans ses entreprises commerciales et militaires en Inde (conquête de comptoirs, expédition de Dupleix, commerce d’Inde en Inde).
Sur le plan humain, les premiers Indiens installés définitivement à Bourbon furent 15 prisonniers noirs du comptoir portugais de Sao Tomé (Sud de Madras) amenés en esclavage en 1674. Par ailleurs, 14 jeunes Indiennes des comptoirs portugais de Daman et Surat sont arrivées en 1678. Elles ont épousé des colons européens et se sont fondues dans la société créole. Concernant l’esclavage à Bourbon, l’Inde a payé son tribut. Plusieurs milliers d’Indiens, qu’ils soient de la côte de Malabar (Surat, Goa, Mahé), des Tamouls de la côte de Coromandel (Pondichéry, Madras), ou des Bengalis de Calcutta ou de Chandernagor, vont subir la traite indienne et devenir esclaves.
Dans le même temps et dès La Bourdonnais, mais surtout après 1820, Bourbon accueille des travailleurs volontaires indiens, ouvriers spécialisés. Il est à noter en outre que dès le 18ème siècle, l’architecture avec les maisons créoles est marquée par le type indo-portugais ou pondichérien avec des décors à l’indienne (la maison Desbassyns par exemple).
L’engagisme indien a aussi fortement marqué La Réunion. Environ 120.000 personnes, dites Malbars, dont un quart à un tiers va rester dans l’île, originaires essentiellement des côtes de Coromandel (Pondichéry, Karikal) de l’Orissa (Yanaon) et de Calcutta vont travailler le plus souvent dans les champs de cannes à sucre. La majorité de ces engagés était des hommes dont beaucoup épouseront des femmes créoles et apporteront l’hindouisme (rites, temples), et leurs pratiques alimentaires créolisées (riz, cari).
À la fin du 19ème et au 20ème siècle, les Indiens musulmans sunnites du Gujarat, dits Zarabes, arrivent dans l’île. Ils exercent des activités surtout commerçantes et certains d’entre eux aussi épouseront des femmes créoles. Leurs apports essentiels sont l’introduction de l’islam à La Réunion (construction de mosquées et cimetières) et un dynamisme économique.
Puis un certain nombre de tamouls franco-pondichériens vont s’installer à La Réunion après la rétrocession à l’Inde des derniers comptoirs français en 1954.
Enfin, à partir de la Révolution malgache de 1972, de nombreux Karana, (Indiens gujaratis musulmans de Madagascar), la majorité étant chiite, la minorité sunnite, et Banians, gujaratis hindous, vont trouver refuge à La Réunion et exceller dans le commerce, les professions libérales et les services publics.
La part indienne dans l’identité réunionnaise est donc immense (démographie, culture, économie). Aujourd’hui, les liens indo-réunionnais ont tendance à se raffermir (éveil identitaire tamoul, formidable succès de Bollywood).
Le PFR estime qu’il faut aller plus loin dans le rapprochement Inde-Réunion. Voici quelques propositions qui permettraient d’avancer dans cette direction :
I - Valorisation de l’apprentissage des langues tamoules, gujarati et hindi afin de favoriser les échanges dans tous les domaines ;
II - Obtention pour les Réunionnais qui le souhaitent et qui peuvent le prouver par le biais de leur arbre généalogique, certainement une large majorité d’entre nous, de la carte de PIO (Person of Indian Origin, Personne d’origine indienne) pour permettre aux Réunionnais d’investir et de travailler ou d’étudier en Inde ;
III - Accord-cadre de coopération Réunion-Inde pour organiser un transfert technologique de l’Inde vers La Réunion, avec la formation massive de techniciens et ingénieurs réunionnais en Inde (Technologies de l’Informatique et de la communication, Services financiers) pour que les firmes indiennes puissent pénétrer le marché européen à partir de La Réunion ;
IV - Accueil de nombreux touristes indiens à La Réunion et sous la forme d’éco-tourisme avec des séjours combinés Réunion-Maurice ou Madagascar ;
V - Instauration de liaisons directes entre l’Inde et La Réunion (lignes aériennes et maritimes, télévisions et radios par satellite).
Soyons fiers de nos origines indiennes et œuvrons pour une coopération renforcée entre La Réunion et l’Inde. Nos deux peuples ont tout à gagner.
Vive La Réunion ! Vive l’Inde ! Et vive la Fraternité indo-réunionnaise !
Vincent Defaud,
président du PFR
En Iran, l’homosexualité est un crime puni de mort
En Iran, deux adolescents âgés de 16 et 18 ans ont été pendus le 19 juillet dernier, sur la place publique d’Edalat (Justice) dans la ville de Mashhad au Nord-Est du pays. Ces deux garçons, mineurs au moment des faits, ont été condamnés pour le viol d’un adolescent de 13 ans, mais d’autres sources indiquent qu’en fait ils ont été exécutés en raison de leurs pratiques homosexuelles. En fait, tout porte à croire que le caractère homosexuel des actes reprochés a été un élément déterminant dans la sévérité des peines prononcées et dans leurs exécutions. Ces assassinats légaux s’inscrivent parfaitement dans la politique de répression et de haine homophobe de l’État iranien. En outre, en exécutant ces deux adolescents, âgés de 14 et 16 ans au moment des faits, l’Iran enfreint gravement - une fois de plus - le droit humanitaire international. En tant qu’État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Convention des droits de l’enfant, l’Iran s’est, en effet, engagé à ne plus exécuter des personnes mineures. "Ces exécutions sont inacceptables, dégradantes et inhumaines, et nous sommes très inquiets quant à l’évolution de la situation des droits humains en Iran", a déclaré le collectif de 17 associations (dont la Commission LGBT des Verts) qui vient de solliciter un rendez-vous auprès de l’ambassadeur d’Iran en France, afin de lui faire part de son indignation et de ses préoccupations. La peine de mort est une arme de contrôle social inadmissible qui frappe particulièrement les femmes et les minorités sexuelles.
Pour dénoncer la peine de mort et la pénalisation de l’homosexualité en Iran, le collectif d’associations appelle à 3 rassemblements unitaires le jeudi 11 août 2005 à Paris, à Montpellier et à Londres. Avec lui, nous exigeons des autorités iraniennes la dépénalisation de l’homosexualité entre adultes consentants et, dans cette attente, la libération des toutes les personnes détenues ou condamnées uniquement du fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
Nous exigeons de l’Iran le respect rigoureux de ses engagements internationaux en matière de droits humains et l’abolition de la peine de mort. Nous demandons également aux autorités françaises qu’elles condamnent officiellement ces exécutions, qu’elles respectent scrupuleusement le droit d’asile des personnes issues de minorités sexuelles et qu’elles restent extrêmement vigilantes et fermes face à l’homophobie dans le monde. Neuf pays condamnent encore l’homosexualité à la peine capitale : Iran, Arabie Saoudite, Afghanistan, Mauritanie, Soudan, Nigeria, Yémen, Pakistan, Émirats Arabes Unis.
Nous appelons tous les Réunionnais à signer la pétition d’Ensemble Contre la Peine de Mort, “Pas d’homo à l’échafaud !” sur le site www.abolition.fr
Les Verts
Groupe Local Nord
Le monde a changé
Mézami dopi in boute tan mi parl la mizèr dann nout péi é pou kossa mi kroi pa kan v’ariv l’ané 2030 nou sar fini konbate so gran fléo i pèz dsi n (…)
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Conclusion des négociations entre l’Union européenne et les pays voisins de La Réunion
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