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Une brèche dans l’omniprésence de l’UMP à la télévision
19 octobre 2011
Le temps de parole de l’opposition, notamment du Parti socialiste, aurait dépassé sa limite ces derniers mois, en raison de l’actualité. L’affaire DSK et les Primaires citoyennes ont en effet donné à l’opposition des raisons de s’exprimer plus largement que d’habitude à la télévision, alors que la règle prévoit seulement 33% du temps de parole pour l’opposition, contre 66% pour Sarkozy et l’UMP. Le CSA est appelé à la rescousse, va-t-il sanctionner un début de rééquilibrage ?

La campagne des Primaires a permis à l’opposition d’avoir plus facilement accès aux médias pour faire connaître ses idées. (photos Toniox)
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a décidé, lundi 17 octobre, d’entendre les chaînes d’information en continu telles que BFM TV, LCI et i-Télé. Le CSA devrait décider lors de sa plénière de la procédure à engager contre ces médias.
La réglementation du CSA sur le temps de parole des politiques prévoit, depuis 2009, que le bloc d’opposition ait moins de 50% du temps d’intervention de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, a précisé l’Agence France Presse, soit donc 33% pour l’opposition, et 66% pour Sarkozy et l’UMP.
La législation permettait de garantir un seuil minimum de temps de parole à l’opposition, face à l’omniprésence de Nicolas Sarkozy dans les médias.
Aujourd’hui, la machine se retourne contre la majorité présidentielle, qui ne parvient plus à occuper la scène médiatique, à l’inverse du Parti Socialiste et de l’opposition, dont Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly. En effet, l’UMP enfermée dans des affaires politico-financières est battue sur ce plan et tente de faire jouer le CSA.
Cependant, « les chaînes d’information ont fait leur métier. Toutes ont connu un problème d’équilibre du temps de parole difficile à respecter, sinon on ne faisait pas notre job », a estimé Alain Weil, patron de NextradioTV (BFMTV). Eric Revel, directeur de LCI, la chaîne d’information en continu de TF1, a réitéré en déclarant, « de quoi on ne nous aurait pas accusés si on n’avait pas couvert suffisamment ces primaires socialistes ! ».
Les médias vont connaitre leur sort aujourd’hui. Toutefois, le CSA ne devrait pas dresser de sanction cette semaine et se contenter de "mises en garde", qui ouvriraient la voie à une surveillance accrue, a indiqué l’AFP.
Céline Tabou
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