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Salaires
10 mars 2009
Hier après-midi, après avoir rencontré la grande distribution, le COSPAR avait rendez-vous à la préfecture pour prendre connaissance des réponses du patronat à ses 62 revendications. Paul Vergès, président de la Région, et Nassimah Dindar, présidente du Conseil général, ont observé les discussions.
Samedi dernier, le préfet a transmis sa réponse à la revendication du COSPAR d’augmenter de 200 euros les bas salaires, les petites retraites, les minimas sociaux et les bourses des étudiants. Il a proposé une application du RTSA créé pour la Guadeloupe, soit une aide de l’État de 100 euros par mois pendant trois ans, pour les salaires inférieurs à 1,4 SMIC, et au prorata du temps de travail.
Hier, le MEDEF a réuni ses instances dirigeantes et a proposé une contribution de 50 euros sur les bas salaires. Cela veut dire que dès à présent, le MEDEF peut signer un accord qui permet une hausse de 150 euros des bas salaires.
C’est une réponse partielle aux revendications du COSPAR. Car ce que l’État et les organisations patronales proposent ne concerne pas tous les travailleurs privés d’emplois. Les 12.000 jeunes Réunionnais de niveau minimum Bac+3 au chômage n’ont aucune réponse à leurs préoccupations. Il en va de même pour les 70.000 érémiste, et les plus de 100.000 Réunionnais qui vivent dans la précarité la plus totale, alternant CDD et périodes de chômage.
À la sortie de la rencontre, Paul Vergès a indiqué qu’« il a fait observer qu’il souhaitait que les interlocuteurs arrivent à un accord qui renforce la cohésion de la société réunionnaise ». Quant à Nassimah Dindar, elle a dit en substance que la mission du Conseil général est de se consacrer à l’action sociale en faveur des plus démunis, et pas de se substituer aux entreprises.
Si les rencontres d’hier avec le patronat et la grande distribution ont marqué un début d’approfondissement de la négociation, cela est loin d’être suffisant pour répondre aux demandes immédiates d’une population frappée massivement par le chômage, la vie chère et le mal-logement.
Cela explique pourquoi le COSPAR appelle à une grève générale reconductible à partir d’aujourd’hui. Ce mouvement sera marqué dès ce matin par deux manifestations à Saint-Denis et à Saint-Pierre.
M.M.
Grande distribution : un premier pas
La grande distribution a fait un pas qui reste insuffisant. Ce sont une centaine de famille de produits qui verront leurs prix baisser. Mais là où le COSPAR revendique une baisse de 20% sur 100 produits représentant 500 références, la grande distribution propose des diminutions comprises entre 5 et 20%. Les discussions se poursuivront mercredi.
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