Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
10 janvier 2007

Pour terminer l’année 2006, les familles ont le moral bien bas, peu convaincues par la baisse du chômage et pessimistes sur l’évolution de leur niveau de vie.
L’INSEE mesure tout au long de l’année l’opinion des ménages et constate qu’en décembre, pour le 3ème mois consécutif, l’indice a chuté à -26 points contre -25 en novembre et -21 en octobre. C’est le plus bas niveau de cet indicateur depuis le mois de juin.
Les économistes se perdent en conjectures. Ils n’arrivent pas à comprendre pourquoi les chiffres macro-économiques n’influent pas sur le moral des Français. La France aurait une croissance de 2% (contre 1,2% seulement en 2005), un recul du taux de chômage à 8,7% (son plus bas niveau depuis 2001) et une inflation ultra-modérée (1,4% sur 1 an en novembre) : l’année 2006... Les Français seraient-ils sourds et aveugles au point de ne pas voir tous ces progrès ? Ou alors, leur réalité ne correspond peut-être pas aux chiffres des statisticiens ?
Alexandre Bourgeois de la banque NATEXIS consent à reconnaître que les statistiques « ne traduisent que des situations moyennes », or, « peu de personnes se retrouvent dans une situation moyenne ». Les Français sont en particulier pessimistes quant à l’évolution du chômage, l’indice relatif à cette question grimpant de 17 points, soit « son niveau le plus haut depuis la crise du CPE » (Contrat première embauche), début 2006, relève Nicolas Bouzou, de la société d’études Alterès.
Les Français doutent de toutes les annonces, en particulier celle de la baisse de chômage. Tant que les créations d’emplois ne seront pas prépondérantes, les familles se montreront circonspectes. Inquiets également sur le front de la hausse des prix, les Français semblent envisager de mettre un frein à leurs achats, après une véritable frénésie consommatrice ces derniers mois. Ils sont ainsi plus nombreux en décembre à juger qu’il n’est pas opportun de faire des achats importants (solde en baisse de 2 points).
Face à l’impact sur la consommation et par voie de conséquence sur la croissance qu’elle génère, les économistes à leur tour restent prudents. Sans amélioration durable sur le front de l’emploi et du pouvoir d’achat, la situation économique reste fragile et la consommation ne pourra éternellement soutenir la croissance française à bout de bras.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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