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2 avril 2007
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La semaine dernière, l’EMAP (Ecole des Métiers de l’Accompagnement de la Personne) de Saint-Pierre, créée en 2002, récompensait ces diplômés. 16 lauréats dans la filière Auxiliaire de vie sociale et 15 autres dans le domaine de l’aide en diététique. Cette action marque l’existence dans le sud de formations qualifiantes concourant à la professionnalisation de l’aide à domicile et, pour la seconde, la nécessité d’innover dans l’organisation des métiers de l’éducation à la santé.
Il est aujourd’hui parfaitement établi que, au vu du vieillissement de la population, au vu de la société de consommation de masse à laquelle nous appartenons, les besoins de qualification de niveau V dans le domaine de l’aide à domicile et plus généralement dans le secteur social sont très importants et connaissent une croissance exponentielle. Pour combler ces besoins, l’Etat a souhaité augmenter l’offre de formations dans ces secteurs dans les années 2002-2004.
Malheureusement, notre île n’a pas bénéficié de cette augmentation réalisée à l’échelle nationale, d’une part, alors que la demande est aussi importante ici. Et d’autre part, l’EMAP ne peut pas accueillir les 500 pré-inscriptions pour les sélections d’entrée aux formations sanitaires et sociales de niveau IV et V.
Dans ce contexte, il s’avère nécessaire d’augmenter l’offre de formation de niveau IV et V tant les besoins en personnels qualifiés des secteurs de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes sont conséquents. L’assemblée plénière du Conseil Général l’a, d’ailleurs, approuvé le 20 mars dernier dans son schéma départemental d’organisation sociale et médico-sociale.
Pourquoi une formation d’aide à la diététique ?
Nous savons aujourd’hui que l’alimentation et l’état nutritionnel participent de façon essentielle au développement de maladie cardio-vasculaires, les tumeurs, l’obésité, le diabète, etc...
Deux études de l’assurance maladie révèlent que 10% de la population française adulte présentent une obésité, soit 3,4 millions de personnes et près 1,5 million d’enfants sont obèses, soit 12%.
A La Réunion, les chiffres sont encore plus alarmants : l’obésité touche 35% des adultes et 16,3% des enfants (moins de 18 ans)
On note que certains facteurs sont davantage présents ici qu’en métropole, notamment le diabète, l’insuffisance rénale et l’alcoolisme. Face à ce fléau, il est nécessaire de répondre aux besoins en termes de prévention, d’éducation, et pour cela, il faut des personnes qualifiées pour le faire. Le PRSP (plan régional de santé publique) s’est fixé dix objectifs pour la période 2006-2008, principalement la prévention des troubles nutritionnels et du risque cardio-vasculaires (diabète). On le voir notamment par les nombreux spots publicitaires qui ont envahis notre petit écran. Manger sainement, faire des activités physiques, ces spots nous incitent aussi à nous renseigner sur le site www.mangerbouger.fr.
C’est donc l’AURAR (l’Association pour l’Utilisation du Rein Artificiel à la Réunion) qui a sollicité l’EMAP pour organiser une formation complémentaire d’Aide en Diététique pour quinze personnes afin de compléter son personnel soignant à la clinique Oméga, qu’elle a ouvert récemment au Port. C’est une clinique consacrée à la prévention et au traitement de l’obésité à La Réunion.
En concertation avec l’équipe enseignante du lycée professionnel de Meaux, l’EMAP a conçu un référentiel de formation basé sur l’expérience de la métropole. La formation se déroule du 26 juin 2006 au 15 mai 2007, entre formation et stage dont 8 semaines en métropole. Les stagiaires ont pu faire une première expérience de mobilité et découvrir, dans la pratique, ce qu’est le métier d’aide en diététique. Notons au passage que sur ces quinze diplômés, six ont déjà trouvé un emploi à la clinique Oméga du Port et une au comité d’éducation à la santé lié à l’AURAR.
Concernant la formation d’auxiliaire de vie sociale, 11 candidats ont déjà trouvé un emploi, 3 ont entrepris une autre formation afin de se perfectionner encore un peu plus, et seulement 2 sont à la recherche d’un emploi.
Aujourd’hui, plus que jamais, il est important de structurer la filière de l’éducation à la santé et ainsi d’obtenir de nouveaux métiers, de nouveaux diplômes.
Sophie Périabe
Pour plus de renseignements sur les formations, contactez l’EMAP au 0262 96 95 30
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