Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
23 juin 2010, par

Nous sommes aujourd’hui cinq jours après les cérémonies organisées en France, à Londres, à La Réunion et ailleurs pour célébrer le 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940 lancé par le général De Gaulle afin de libérer la République de l’occupation nazie. Cette célébration aura-t-elle — comme la plupart des autres événements commémoratifs — un contenu plutôt formel et anecdotique ou bien allons-nous lui donner un sens authentique, évidemment adapté à la situation d’aujourd’hui ?
Vendredi dernier, à la Mairie de Saint-Denis, Camille Bourhis, ancien résistant et délégué de la Fondation de la France Libre pour La Réunion, a animé une conférence publique très émouvante sur le thème : “L’épopée des forces françaises libres”. Il était entouré d’une autre ancienne résistante réunionnaise, Camille Jauzelon, qui a déclaré : « Si tous les peuples du monde pouvaient se donner la main, il n’y aurait plus de guerre ».
Un film a montré les horreurs et les violences de la Seconde Guerre mondiale, en exaltant le courage des opposants au fascisme et le rôle important joué par les colonisés dans la libération de la France. Un historien, Bernard Marek, a cité plusieurs exemples de Réunionnais qui se sont engagés dans ce combat, comme Jean Joly, Jean Couturier, Auguste Técher, René-Louis Bénard, Jacques et Paul Vergès.
Parmi les résistants, il a également cité une personne qui est devenue plus tard préfet de La Réunion et qui, à ce titre, a lancé le régime de la fraude électorale institutionnalisée, au mépris des droits fondamentaux des Réunionnais. Comme quoi des gens peuvent changer et participer à l’oppression d’un peuple après avoir lutté pour la liberté…
L’inverse est aussi possible. C’est pourquoi un militant comme Paul Vergès ne cesse de nous appeler à « nous remettre en question chaque jour » et à lutter sans arrêt contre toutes les injustices, dominations et atteintes aux droits humains. Se préparer à entrer dans l’ère de la responsabilité réunionnaise, combattre toutes les formes de racisme, mener la croisade contre la pauvreté, changer toutes nos habitudes pour nous adapter aux effets du réchauffement climatique…
Tous ces appels à la résistance : qu’en faisons-nous ? La réponse — individuelle et collective — à cette question appartient à chacun de nous.
L. B.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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