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Théâtre à Saint-Benoît
20 août 2007
Les Bambous fait sa rentrée, avec toujours ce souci de soutenir les compagnies locales et de promouvoir les textes des auteurs vivants. Grâce à des partenariats avec le Séchoir, le théâtre du Grand-Marché, le théâtre bénédictin s’autorise un programme audacieux pour cette saison. Théâtre, cirque, comédie musicale, il y en aura pour tous les publics.g

Rendez-vous à ne pas rater, les dix représentations du cirque de Cambodge Phare Ponleu Selpack Cirk.

Ouverture de la saison avec un texte du chroniqueur du “JIR”, Bruno Testa, Le Cadavre Blanc, écrit pour son ami Alain Lorraine il y a plus d’une dizaine d’années. Ce récit présente le point de vue d’un Blanc sur ce que l’île lui a apporté. « il y dévoile ses questionnement, ses doutes, les raisons de son mal-être, la beauté mais aussi la violence des paysages, se demande comment revenir nettoyé de ses angoisses et aborde notamment le questionnement de l’Histoire », explique Frédéric Robin qui prépare la première représentation du 8 septembre. Sur scène, il incarne cet homme blanc, aux côtés d’Arlette Nourly de la compagnie Antre-Deux qui a voulu travailler sur ce texte. Pour sûr, cette adaptation va faire réagir, mais Bruno Testa sera présent pour des rencontres et débats avec les spectateurs. La pièce est mise en scène par Françoise Lepoix, de la compagnie Cinétique.
Toujours en septembre, avec la compagnie Caus’Toujours, deux textes mis en scène : “La Chose” et “Comment mémé est montée au ciel” au son de l’accordéon de Gérald Baraton. Les deux spectacles sont une série d’histoires, entre le conte et le théâtre. “La Chose” pour un public plutôt adulte, ou adolescent, “Comment mémé est monté au ciel” pour toute la famille. C’est un spectacle théâtral qui louche vers le conte, destiné aux enfants et aux grandes personnes, à travers six récits dans lesquels des personnages d’enfants sont confrontés à des situations qui mêlent réalité et fantastique. Avec humour et poésie, les personnages sont confrontés au monde fascinant et angoissant du rêve.
Rendez-vous à ne pas rater, les dix représentations du cirque de Cambodge Phare Ponleu Selpack Cirk. Pour remplacer les Bambous libres, qui n’a lieu que l’année prochaine, Frédéric Robin a pensé à ces jeunes artistes du Cambodge, à l’histoire particulière. « Ce sont 9 jeunes artistes, orphelins issus du camp de réfugiés. Après le drame qu’ils ont vécu, ils se sont demandé comment se redresser. Ils ont commencé au sein de l’école créée dans le village, avec le dessin, puis les clowns sans frontières, jusqu’au cirque », explique Frédéric Robin. Les artistes séjourneront un mois à La Réunion, et seront accueillis par des familles. C’est grâce au partenariat entre le Séchoir, le Grand Marché et les Bambous que leur venue est possible. Ce sont cinq jongleurs, acrobates, équilibristes, voltigeurs et quatre musiciens traditionnels khmers qui seront donc là en octobre.
Également attendu, la première représentation de Vol Somin Kann, texte de Lolita Monga, en coproduction avec le théâtre Les Bambous, sur la mémoire de Beaufonds. Le spectacle devrait avoir lieu dans un champ de canne. Pour terminer l’année, une pièce de Nathalie Fillon, “on tue le père et puis après”. C’est un objet théâtral populaire qui amène une réflexion. Le Centre Dramatique s’associe d’ailleurs à ce spectacle. Enfin, une comédie musicale est prévue, une comédie musicale très légère et décalée dans l’humour.
Edith Poulbassia
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