Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Fonds vert pour le climat, respect des engagements et des responsabilités historiques
6 décembre 2011

C’est aujourd’hui que commence à Durban le segment de haut niveau de la 17ème Conférence des parties de la Convention-cadre sur le changement climatique. C’est en effet à partir de ce moment que les 130 ministres attendus interviennent dans les négociations. À la veille de cette accélération, les États-Unis sont très isolés, tandis que la Chine a fait part de sa volonté d’arriver à un accord, tout comme les Européens et la plupart des pays.
Dimanche soir, Xie Zhenhua, négociateur en chef de la Chine, a dévoilé les conditions sous lesquelles Pékin pourrait accepter un accord légalement contraignant pour une entrée en vigueur en 2020. Il s’est exprimé en chinois lors d’une rencontre avec plusieurs Organisations non gouvernementales.
Ces conditions sont notamment une redéfinition des réductions des émissions de gaz à effet de serre des pays riches dans le cadre du Protocole de Kyoto, auxquelles s’ajoutent plusieurs centaines de milliards de dollars pour des financements à court et long terme de mesures d’adaptation dans les pays pauvres.
« Je pense qu’après 2020 nous pourrions négocier un texte légalement contraignant », a dit Xie. « Le problème actuel est que nous devons voir si nous avons consciencieusement mis en œuvre les documents juridiques qui sont déjà existants. C’est une question très importante pour nous ».
Xie a également rappelé que la Chine est un pays en développement, ce qui ne la situe pas dans le même cadre que l’Europe ou les États-Unis. Il a dit que 122 millions de Chinois vivent avec moins d’un dollar par jour, mais que cette contrainte n’empêche pas le pays d’accélérer ses efforts pour contrer le changement climatique.
Le négociateur en chef de la Chine a énuméré cinq conditions pour un accord.
Tout d’abord, l’Europe et d’autres pays doivent signer pour de nouvelles négociations afin d’aller vers des engagements plus contraignants que le Protocole de Kyoto.
Un engagement clair d’un fonds de 30 milliards pour la période 2010-2012 à destination du financement de l’adaptation des pays pauvres doit aussi être acté. L’objectif est une montée en puissance de ce Fonds vert pour le climat afin qu’il puisse atteindre 100 milliards par an en 2020.
Des accords ébauchés à Copenhague en 2009 et confirmés à Cancún l’an dernier doivent aller de l’avant. Cela comprend notamment des initiatives pour le transfert de technologie, le soutien aux pays les plus vulnérables et de nouvelles règles pour vérifier si les engagements de réduction d’émission de gaz à effet de serre sont tenus.
En conclusion, la Chine insiste pour qu’un examen des dernières avancées de la climatologie ait lieu comme prévu en 2013. Et elle demande le respect de deux principes : celui de la responsabilité historique dans la création du problème du changement climatique, celui des capacités de chaque pays à combattre ce phénomène.
Courrier des lecteurs
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