Crise de l’eau à La Réunion : les réserves agricoles arrivent à sec
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7 janvier 2011, par

Depuis plus de 4 mois, les agriculteurs de l’île sont touchés par la sécheresse. Une vingtaine d’éleveurs de bovins se sont réunis hier matin sur l’exploitation d’Arsène Bègue à La Plaine des Cafres autour de Jean-Yves Minatchy pour exprimer leur ras-le-bol et demander l’intervention de l’État.
Aucune région de l’île n’est épargnée par la sécheresse actuellement. « A la Petite-Ile par exemple, il n’y a pas eu une goutte de pluie depuis 5 mois », indique Jean-Yves Minatchy, président de la Chambre d’agriculture. « On n’a jamais vu ça », poursuit-il.
Résultat, les prairies ne fournissent plus assez d’herbes pour nourrir les bovins. « De 90 balles rondes à l’hectare, on est actuellement à 37 balles rondes sur la prairie d’à côté », soutient le président de la Chambre verte. Une perte qui pénalise fortement les éleveurs qui sont obligés de se tourner vers les aliments.
Soutenus par la Chambre d’agriculture, les éleveurs demandent l’intervention de l’État à travers une aide à l’achat d’engrais pour alimenter les prairies et une indemnisation compensatoire, « comme cela se fait en Métropole », précise Jean-Yves Minatchy.
En effet, selon ce dernier, « en Métropole, lorsqu’il y a une sécheresse pendant 2 mois, l’État subventionne le transfert de balles rondes d’une région à une autre et indemnise les agriculteurs. Il ne doit pas y avoir de différences de traitement entre les agriculteurs en Outre-mer et dans l’hexagone ».
Un dossier sera transmis, dès aujourd’hui, à la DAF (Direction de l’agriculture et de la forêt) et au préfet.
« Mi veu juste travailler »
Arsène Bègue, éleveur depuis toujours à La Plaine des Cafres, accuse le coup. Cela fait maintenant 20 ans qu’il exploite un terrain appartenant à l’ONF (Office national des forêts). Récemment, il a souhaité aménager son terrain, « mi voulé juste enlève les roches pour avoir plus de prairies pour alimenter le cheptel », mais il a reçu une interdiction de la part de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement). Pourtant, « mi dénature pas le paysage, mi respècte les cavernes naturelles, mi veu juste travailler et rendre le terrain accessible pour les vaches », insiste l’agriculteur, qui paye actuellement un loyer de plus de 3.000 euros par an à l’ONF.
« Si encore il y avait une rivière, une ravine qui traversait le terrain », mais pour Jean-Yves Minatchy, rien ne justifie une telle interdiction.
Pour les éleveurs présents hier matin, les autorités contribuent à la faillite de la filière agricole à La Réunion.
Simplifier les démarches administratives et surtout une égalité de traitement entre les agriculteurs ultra-marins et métropolitains, c’est ce que réclament les éleveurs en colère.
Sophie Périabe
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Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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