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Relance dans le BTP
2 septembre 2010
Sans calendrier, sans certitudes et sans orientations, la fameuse politique de relance de Didier Robert se limite à du saupoudrage… et à une “com’” qui donne de plus en plus dans le mensonge pur et simple.

À en croire la “com’” de Didier Robert, avec les 28 millions d’euros dont elle a annoncé hier l’investissement... (photo d’archives MM)
Omniprésente dans les médias, la Direction de la Région considère comme une petite révolution les 28 millions d’euros dont elle a annoncé hier l’investissement dans une trentaine de travaux municipaux. À en croire la “com’” de Didier Robert, les entreprises du BTP ont désormais de quoi relever la tête et tenir le choc de la crise. De plus, la Direction UMP se donne des airs de sauveur envers les collectivités municipales, qu’elle prétend aider pour la première fois. Comble du culot — et, disons-le, du mensonge —, l’ancien maire du Tampon et président de la Région répète à qui veut l’entendre que « gouverner, c’est prévoir », et que ses prédécesseurs, incapables d’« anticipation », n’auraient engagé aucun chantier à la suite de la route des Tamarins… route dont il avait eu le plus grand mal à reconnaître la paternité il n’y a pas si longtemps.
Propos irresponsables
S’ils n’avaient pas été tenus par un politique qui cumule les fonctions de président de Région, de député et de premier adjoint d’une commune de plus de 80.000 habitants, pareils propos feraient hausser les épaules. Dans la bouche de Didier Robert, ils montrent de manière inquiétante que les questions les plus graves du développement ne sont pour ce dernier que matière à “com’” et à baratin, sans aucun intérêt pour le fond. Et sans rien de cette hauteur de vue et du souci de la continuité qui distinguent l’homme politique du politicien et du politicard.
L’anticipation selon Didier Robert : mettre les chantiers à la poubelle
Ses facultés d’« anticipation », M. Robert les a montrées dès son arrivée au poste de maire du Tampon : en décidant l’abandon de la Rocade, il a fait supprimer un chantier d’intérêt général, alors même que 100 millions d’euros étaient débloqués, qu’une votation citoyenne s’était exprimée en faveur du projet et que les ouvriers et les petites entreprises attendaient l’ouvrage. Parvenu à la Direction de la Région, il a donné sa pleine mesure jetant par la fenêtre les 1,6 milliard d’investissements prévus pour cet ouvrage public. Devant pareil gaspillage, que valent les déclarations qui présentent comme une manne céleste les 28 millions saupoudrés sur les communes ?
Flagrant mensonge
Prétendre que ces investissements par petits morceaux sont une nouveauté atteint là encore les sommets de la malhonnêteté intellectuelle. Sous les deux précédentes mandatures, la Région avait multiplié les investissements en faveur des communes. M. Didier Robert le sait d’ailleurs fort bien, puisqu’avec plus de 81 millions en 12 ans, le Tampon est la commune qui a bénéficié des plus forts investissements régionaux.
Geoffroy Géraud-Legros
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