Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
19 décembre 2009

Fut un temps :
Il était un temps où un vice-recteur du nom de Gioux rappelait aux enseignants qu’il n’est pas autorisé de parler en créole dans les nobles enceintes des écoles de la République, comme l’on pouvait dire : « Il est interdit de parler créole et de cracher par terre ! ». Il était aussi un temps où un inspecteur primaire disait en parlant d’un enfant créolophone : c’est comme un vêtement crasseux… il faut le laver et le relaver, jusqu’à ce que le créole disparaisse. Alors là, seulement le français va trouver sa place. On se souvient aussi du célèbre « il faut fusiller le créole » de triste mémoire. Ce temps est presque révolu, si l’on excepte le récent incident d’un lycée agricole dont la presse s’est faîte l’écho.
Au niveau des institutions :
Dans la LOOM du 11 mai 2000 (Loi sur d’Orientation pour l’Outre-Mer), on peut lire ceci : « Les langues en usage dans les DOM font partie du patrimoine linguistique de la nation ». On sait aussi que la Constitution française a été amendée et que les langues régionales sont considérées comme patrimoine national, et au rang de ces langues régionales figurent les créoles, dont bien sûr le créole de La Réunion.
On sait que le CAPES de créole a été créé — il s’agit plus précisément d’un concours bi-valant français-créole, ou histoire-créole, ou anglais-créole permettant au lauréat d’enseigner dans deux disciplines. Chaque année, des dizaines d’enseignants sollicitent et obtiennent l’habilitation à enseigner le créole.
Des exemples de réalisations concrètes :
Le premier mariage en créole avec s’il vous plaît la traduction d’articles du Code civil a eu lieu à Saint-Paul, il y en a eu d’autres à Saint-Leu, à La Possession, au Tampon et j’en oublie.
Toute une série d’ouvrages, dont des bandes dessinées très connues, des contes, des écrits d’Evariste Parny, a été traduite en créole. Notre langue a pénétré le champ de la publicité, le sacré avec les évangiles traduits en créole ;
Ajoutons à cela la création de Lofis la Lang Kréol et ses initiatives dont l’adoption par Le Port et l’Entre-Deux d’une charte "commune respectueuse du bilinguisme", et ces temps-ci, les Conseils municipaux en créole à l’occasion du 20 Décembre.
Ne boudons pas nos satisfactions :
Bien entendu, je ne prétends pas à l’exhaustivité, et mon soucis est de dire qu’à travers la réhabilitation de notre langue créole de La Réunion, c’est le Réunionnais que l’on réhabilite, c’est à sa langue que l’on donne un statut afin qu’il soit bien dans sa peau. Je ne dirai pas non plus que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais je ne bouderai pas pour autant les conquêtes arrachées après tant de luttes.
Un souhait pour terminer :
Que le créole réunionnais soit utilisé efficacement pour la lutte contre l’illettrisme qui frappe plus de cent dix mille de nos compatriotes.
Un grand combat, mais qui mérite d’être gagné.
Georges Gauvin
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
APE entre l’UE et tous les pays voisins incluant les services
Mézam étan marmaye mi rapèl l’avé plin liv la kaz é an parmi l’avé inn dsi bann zoizo, gayar vèye pa koman é dann liv-la ilistré in zoli fasson (…)
In kozman pou la rout
Face à l’onde de choc qui traverse le système judiciaire français et secoue la conscience nationale dans ce pays, l’heure n’est plus aux postures (…)
180 litres d’eau potable par jour par personne : droit dans le mur
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture