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22 octobre 2007
En 2006, le montant des aides envoyées par des proches aux familles restées au pays était 3 fois plus important que l’ensemble des aides étatiques fournies aux pays en voie de développement.
Selon une étude publiée mercredi 17 octobre par le Fonds international pour le développement de l’agriculture (IFAD) et la Banque inter-américaine de développement, près de 150 millions de travailleurs immigrés à travers le monde ont envoyé, en 2006, quelque 211 milliards d’euros (300 milliards de dollars environ) à leurs familles restées aux pays.
Ce montant dépasse les aides fournies par les pays riches aux pays en voie de développement pour la même année. Celles-ci s’élèvent à 73 milliards d’euros (104 milliards de dollars environ), estime le rapport.
« Ce chiffre montre que toutes les petites sommes envoyées par les travailleurs migrants, ajoutées les unes aux autres, dépassent de loin les aides étatiques », a commenté Kevin Cleaver, Président adjoint de l’IFAD, une agence onusienne.
L’Asie en tête
Selon l’étude, l’Asie, qui reçoit plus de 80 milliards d’euros (114 milliards de dollars), est la première destination de ces fonds, suivies de l’Amérique latine et des Antilles, qui reçoivent 48 milliards d’euros (68 milliards de dollars), et de l’Europe de l’Est, avec 36 milliards d’euros (51 milliards de dollars).
L’Afrique reçoit quant à elle 27 milliards d’euros (39 milliards de dollars) et le Proche-Orient, 29 milliards d’euros.
Ces versements sont souvent effectués par tranche de 100 à 300 dollars, la plupart du temps en provenance de pays industrialisés.
Un tiers des sommes expédiées va dans les poches des familles rurales des migrants, qui souffrent souvent davantage de la pauvreté que celles qui habitent dans les villes.
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