L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Après la décision du Conseil d’État
9 juillet 2011, par

En mai 2009, un accord salarial régional est signé. Un recours est déposé contre son extension à toutes les entreprises, deux ans plus tard ce recours est rejeté. Maintenant, la priorité, c’est de rendre l’argent des travailleurs : au moins 1.200 euros par personne pour ceux qui n’ont encore pas vu un centime de la prime COSPAR.
En mars 2009, des dizaines de milliers de Réunionnais se mobilisent pour faire avancer de nombreuses revendications. Plusieurs d’entre elles concernent l’augmentation du pouvoir d’achat, par la baisse des prix et des salaires.
Si pour le premier point, un accord est signé à la préfecture entre le COSPAR et la grande distribution, la question des salaires est bien plus difficile à résoudre. Le préfet décide en effet de refuser une proposition réunionnaise permettant de pérenniser une prime de 150 euros. Cette proposition était pourtant acceptée par une partie du patronat, mais l’intransigeance du préfet bloque tout. Ce comportement est symbolisé par la délocalisation des négociations qui ne se déroulent plus à la préfecture, mais à la Direction du Travail.
En mai, un accord est signé entre le COSPAR et un patronat divisé. Le MEDEF signe, mais pas la CGPME. Il prévoit notamment le versement à tous les bas salaires d’une prime de 50 euros versée par l’entreprise pendant trois ans. En juillet 2009, le décret d’extension paraît au "Journal officiel". Cette décision est contestée par la CGPME qui dépose un recours. Ce recours vient d’être rejeté par le Conseil d’État. Désormais, plus rien s’oppose au versement de la prime COSPAR à tous les travailleurs concernés. Et cela d’autant plus que la nouvelle direction du MEDEF vient d’annoncer par voie de presse qu’elle refuse de négocier le prolongement de la prime COSPAR au-delà des trois ans.
Au moins 1.200 euros
Un point essentiel doit maintenant être réglé, il s’agit du versement des sommes dues à tous les travailleurs qui n’ont pas encore reçu le montant de la prime prévue dans l’accord signé en mai entre les syndicats et le MEDEF, et dont l’application est étendue à toutes les entreprises depuis juillet 2009. Dans un communiqué diffusé hier, la CGTR a appelé à une application rétro-active. Pour les travailleurs lésés, cette somme correspond à au moins 1.200 euros.
En pleine crise du pouvoir d’achat, au moment où l’inflation est relancée, plus que jamais cet accord doit s’appliquer.
M.M.
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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