1er juillet 2008
Entre partenaires d’un même projet, il peut y avoir des divergences de vues sur tel ou tel point ; mais à aucun moment, l’un d’eux ne peut invectiver les autres et se positionner en donneur de leçon, supérieur aux autres. Lorsqu’on travaille ensemble pour atteindre un objectif, il doit y avoir un échange loyal des idées et un partage équitable des responsabilités en fonction des moyens de chacun.
Yves Jégo, secrétaire d’État à l’Outre-mer depuis trois mois, a-t-il une telle démarche envers les acteurs politiques et socio-professionnels de La Réunion, engagés depuis de nombreuses années dans la réalisation d’un développement durable de notre île ? On peut se poser cette question lorsqu’on voit ses attaques injustes contre la Région sur la continuité territoriale ou sa réponse virulente à Huguette Bello sur la diminution par trois des contrats aidés par rapport à 1999.
Il remet ça dans le dernier “JIR-Dimanche”, avant de venir la semaine prochaine à la première conférence environnementale de l’Outre-mer européen, préparée depuis 2 ans par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) en partenariat avec la Région Réunion et l’ONERC (Observatoire national des effets du réchauffement climatique), présidés par Paul Vergès. Le ministre prétend que pour régler des problèmes comme le traitement des déchets et de l’assainissement « les crédits sont là et les maires doivent assumer leurs responsabilités ».
Or, d’une part, il sait que c’est faux et que l’État a pris de gros retards pour attribuer aux collectivités les moyens qu’il leur doit ; d’autre part, sa condescendance à l’égard des Réunionnais n’est pas acceptable. D’où cette réaction répandue : « Si li kontinié kom sa, li va gout’ anou ! »
L. B.
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