Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Action envers les sans-abri
3 octobre 2005

Organisé par l’association Centre-Ville Est et l’Association dionysienne d’Éducation populaire (ADEP), les sans-abri de Saint-Denis ont été conviés à une journée autour du thème Environnement, avant de partager le repas de l’amitié.
Entre 80 et 120 personnes étaient attendues hier pour profiter d’un repas chaud et discuter, au restaurant de l’Amitié, rue Saint-Jacques, à Saint-Denis. Les organisateurs avaient imaginé de faire participer les sans-abri à une journée sur le thème de l’environnement. Ainsi, les convives ont participé au nettoyage du site, pioches et sabres à canne à la main, outils fournis par la Mairie de Saint-Denis. Pour Jean-René Lebon, président de l’association Centre-Ville Est, cette initiative est une étape importante pour la responsabilisation des sans-abri, en décalage avec la société. Il donne l’exemple, et travaille à leur côté. En une matinée, le travail est quasiment effectué. Chacun participe comme il peut. Il tient à remercier les 2 collectivités locales qui ont apporté l’aide nécessaire pour la réalisation de cette journée, mais aussi pour le contenu des marmites.
Responsabiliser les sans-abri
Pour Dominique Lescaret, médiatrice sociale à l’ADEP, "il faut reconduire ce genre d’opération". Il s’agit de "redonner le sens des responsabilités". "Qu’ils se sentent exister, utiles pour la société", poursuit-elle. Cela doit se faire dans une bonne entente. Cela se passe effectivement sans encombre, et l’opération devrait être reconduite. Ce qui s’est effectué à la rue Saint-Jacques devrait être un exemple pour les autres organismes, qui cherchent à aider les sans-abri et les plus défavorisés. "Nous cherchons également à créer un esprit de solidarité", fait-elle remarquer. Espérons que les collectivités locales, les élus et les Réunionnais en général, se montrent encore plus solidaires envers ceux que la vie a tout pris, les déchus de notre société soi-disant sans faille. Et puis, ne doit-on pas également tous nous responsabiliser pour venir à bout de la misère, du mal-logement. Une réalité que l’on voit péniblement, alors qu’elle marche sous nos fenêtres, dans la rue. Pour reprendre les paroles d’Alain Péters, artiste sans-abri, donne un ti manger pou’ le cœur.
Bbj
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