L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Madagascar
16 février 2006, par

Tous les économistes observateurs, étrangers comme nationaux sont unanimes : l’économie malgache se trouve dans une situation critique. Les chiffres en cascades publiés ici ou là en témoignent, ils dénoncent que 74% de l’ensemble de la population malgache vit au-dessous du seuil de pauvreté, et 60% de cette population ’vit dans un état de pauvreté extrême’.
L’inflation qui approche les 30% l’an, la dépréciation de la monnaie, la flambée du prix du pétrole sont autant de facteurs qui maintiennent les Malgaches dans une pauvreté durable. Dernièrement, au début de cette année, le président Ravalomanana a annoncé une augmentation du salaire des fonctionnaires de 12%, qui atteint ainsi un minimum de 521.000 Fmg (Francs malgaches - NDLR) par mois. De son côté, le secteur privé vient de décider d’augmenter le salaire minimum des salariés, qui passe de 253.062 Fmg à 282.930 Fmg, soit environ 21 euros.
James Bond, le représentant permanent de la Banque mondiale à Antananarivo, note que "le niveau de vie des Malgaches fait du sur place". Il regrette par ailleurs, au plan économique, que les investisseurs étrangers soient plutôt réticents à travailler à Madagascar, vu la lourdeur des démarches administratives qui freinent leur installation. Mais l’instabilité politique n’est-elle pas aussi une raison du désintéressement des investisseurs étrangers ? Les récents événements donnent à l’entendre :
Le désaccord entre les chefs d’institutions, notamment le président de la République et le président de l’Assemblée nationale, Jean Lahiniriko, a éclaté au grand jour. Le président Lahiniriko est interdit de parole sur les médias officiels, et une manifestation organisée par l’Assemblée nationale, à Fianarantsoa, n’a pas été autorisée. On murmure même, que “ordre” a été donné afin que des dossiers compromettants soient “trouvés” pour faciliter la destitution du président Lahiniriko.
De grosses pointures de la scène politique malgache, MM Herizo Razafiniahaleo du Parti Leader Fanilo et ancien ministre ; Roland Ratsiraka, maire de Toamasina, du Mouvement TTS et Ramaromisa du WSV sont montés récemment au créneau. Sur les écrans et les ondes de télévisions, et radios privées, ils ont tous les trois "soulevé un lièvre" de taille. En effet, le Gouvernement vient de décider que l’élection présidentielle aura lieu en 2007 au regard des délais impératifs prescrits par la loi fondamentale. Cela signifie que Ravalomanana n’a pris officiellement ses fonctions de président de la République que le 6 mai 2002. Ainsi, la “première” prestation de serment du 22 février 2002 n’aura été qu’une vaste fumisterie. Un "véritable coup d’état", affirment ces hommes politiques. Quid des décrets et autres décisions prises par Ravalomanana et son équipe entre le 22 février et le 6 mal 2002 ? M. Ramaromisa, autrefois fervent partisan de Marc Ravalomanana et conseiller spécial éphémère du président, a même avoué que l’actuel Premier ministre avait été désigné à son poste contre l’avis de la Communauté internationale, qui avait mandaté l’OUA pour dénouer la crise malgache et normaliser la situation (Dakar I et Dakar II). Les retombées de la présidentielle de 2001 sont loin d’être enterrées, car le 27 janvier 2006 était attendu le verdict de la Cour d’Appel suite à la comparution de militaires accusés d’avoir "soustrait frauduleusement entre février et mai 2002, des explosifs au préjudice du Ministère de la Défense" qui auraient été utilisés pour détruire des ouvrages d’art. Les accusés avaient exposé à maintes reprises devant les juges qu’ils avaient agi sur ordre de leurs supérieurs hiérarchiques et que des officiers supérieurs du camp de Ravalomanana auraient commandité la destruction de ces ouvrages. Ainsi, des questions fondamentales ont été soulevées, sans aucune réplique ; ni de la Présidence, ni de la Primature. L’instabilité politique chronique actuelle ne fait qu’apporter un frein supplémentaire à la recherche des solutions qui s’imposent, pour faire sortir le pays du marasme ambiant.
Bernard Yves
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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