Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Confédération de l’artisanat et des petites entreprises
3 décembre 2005

La CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises) a organisé un rassemblement devant la préfecture hier. Le syndicat réclame le maintien d’une TVA (taxe sur la valeur ajoutée) à 2,10% pour les chantiers de rénovation de maisons de particuliers.
Une vingtaine d’artisans du BTP (bâtiment et travaux publics) sont rassemblés sur les pelouses de la préfecture au Barachois. D’autres distribuent des tracts aux automobilistes. Une grande banderole réclame "coup pas nout TVA 2,10%". "En fait, aujourd’hui nous ne manifestons pas. Nous menons une opération de soutien au gouvernement", souligne Raymond Vaïtilingom, secrétaire général de la CAPEB. Il indique que le comité ÉCOFIN (regroupant les 25 ministres de l’Union européenne) va se réunir le mardi 6 décembre prochain et "ce qui va se dire à ce moment-là risque de porter gravement atteinte à notre secteur d’activité", estime le syndicaliste.
La crainte porte sur la suppression de la TVA à 2,10% appliquée aux chantiers de rénovation de maisons de particuliers construites depuis plus de 2 ans. En vigueur dans toutes l’union européenne, ce dispositif constitue une dérogation au taux réglementaire généralement plus élevé. Il est aussi facultatif. Certains États, la France notamment, l’appliquent, d’autres ne le font pas. Ce qui par exemple le cas en Allemagne où le taux de TVA et le même pour tous les travaux.
"Pour des raisons économiques qui lui sont propres, ce pays et d’autres avec lui, réclame la suppression du régime à 2,10%. Si elle obtenait gain de cause, cela serait catastrophique pour le BTP en France en général et à La Réunion en particulier", prévient Raymond Vaïtilingom. En métropole, le taux de taxation passerait en effet de 5,5% à 19,6% et dans l’île, il grimperait de 2,10% à 8,5%. "Ces hausses devront être répercutées sur les factures des clients. Il faut être lucide, la plupart des particuliers ne pourront pas payer. Ils feront les travaux eux-mêmes ou auront recours au travail au noir. C’est un grave danger pour nous", analyse le syndicaliste. Il affirme "cette baisse d’activité programmée" serait synonyme de 66.000 suppressions d’emplois dans l’Hexagone et 15.000 à La Réunion.
"C’est la raison pour laquelle toutes les CAPEB de France ont décidé de se mobiliser aujourd’hui. C’est notre façon d’apporter notre soutien au gouvernement, de lui dire d’être ferme lors de la réunion du comité ÉCOFIN et de ne pas accepter la suppression de la TVA à 2,10%", explique le syndicaliste.
La CAPEB a été reçue en préfecture où elle a remis une motion demandant le maintien du régime actuel. À noter que Giraud Payet, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat a tenu à être présent sur le Barachois pour "soutenir l’action des artisans du bâtiment".
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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