25 avril 2006
Un colloque a été organisé hier par le Conseil régional d’Île-de-France et une association d’aide aux immigrés d’Outre-mer. À cette occasion, “Le Monde” a publié les résultats d’un sondage réalisé par le C.S.A. auprès de 497 "Français métropolitains originaires d’Outre-mer".
Le fait le plus important que souligne ce sondage est que "les Domiens vivant en métropole semblent surtout douter des capacités d’intégration de la société française". En effet, 59% des personnes interrogées jugent cette société "raciste", tandis que pour 89% des femmes et des jeunes sondés, le racisme est "une chose répandue" dans l’hexagone.
Le directeur de CSA-Opinions note que les immigrés ultra-marins en France sont victimes "d’inégalités sociales et de discriminations ethniques" et “Le Monde” conclut : "la balle est dans le camp du gouvernement et des élus (on pourrait ajouter : des médias - NDLR), notamment sur le terrain de la lutte contre les discriminations".
En effet, laissons de côté toutes les diversions sur les débats confus voire piégés liés à des concepts comme “discrimination positive” et “communautarisme” vers lesquels certains voudraient nous entraîner. Le fond du problème est bien le racisme. Et face à ce crime, il n’y a qu’une seule réponse juste : le respect du principe d’égalité. C’est-à-dire les mêmes droits pour tous.
Et ce qui est valable pour les rapports entre les immigrés d’Outre-mer et la société française est également valable pour les rapports entre les Métropolitains et les Réunionnais, comme pour les rapports entre citoyens à La Réunion même. Autrement dit, la règle à faire respecter dans ces rapports est l’égalité des droits. C’est dans ce sens que nous disons avec les footballeurs de l’AS Nancy-Lorraine, vainqueurs de la coupe de la Ligue samedi dernier : "non au racisme".
L. B.
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