Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Evénement
9 juillet 2008

La délégation néo-calédonienne au Sommet de l’UICN à La Réunion a fait savoir hier que le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni ces jours-ci au Québec (Canada) a, à la demande de la France qui présentait le dossier, inscrit les récifs coralliens calédoniens au patrimoine mondial de l’humanité.
La nouvelle a vite franchi les océans, depuis le Québec où se réunit jusqu’au 10 juillet, pour sa 32ème session, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, présidé par la Canadienne Christina Cameron.
Le Comité du patrimoine mondial est constitué des représentants de 21 Etats, élus par l’Assemblée générale des États parties à la Convention sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.
La délégation de Nouvelle-Calédonie partie au Canada pour défendre son dossier est constituée de Paul Neaoutyine, président de la Région Nord de Nouvelle-Calédonie, Daniel Poigoune, 3ème vice-président, et Nathalie Baillon, de la Direction du Développement économique et de l’Environnement.
Bernadette Salaun, directrice de cabinet du président de la Province Nord de Nouvelle-Calédonie, et Laurent Le Brun, directeur du Développement économique et de l’Environnement, ont communiqué la nouvelle - reçue dans la nuit - à l’ouverture de la 2ème journée du Sommet de l’UICN, à Saint-Denis de La Réunion.
« Le lagon de Nouvelle-Calédonie est étagé sur plus de trois degrés de latitude, depuis les îles Surprise, au Nord des îles Belep, jusqu’à l’île des Pins », explique Laurent Le Brun, « et cette immense zone est très représentative de la richesse de la biodiversité marine de Nouvelle-Calédonie ».
L’inscription du lagon de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l’humanité est un signal fort envoyé à ce pays en développement, engagé depuis plusieurs années dans un processus de rééquilibrage socio-économique basé sur l’important projet minier de Koniambo.
« Après 2 ans et demi de travail, nous sommes heureux de cette décision, qui permettra de mieux protéger le lagon, avec le comité de gestion participatif regroupant tous les utilisateurs de la mer, dans cet important espace vivrier à protéger », a commenté Bernadette Salaun, directrice de cabinet du président de la Région Nord. Paul Neaoutyine est attendu aujourd’hui dans notre île.
La demande de protection du lagon calédonien, émanée de la société civile en 2000, a été reprise il y a environ 2 ans et demi avec le soutien des collectivités locales, qui sont les gestionnaires du bien, et de l’Etat. Déposé à l’UNESCO en 2007, le dossier a été instruit dans le courant de l’année dernière et évalué par l’UICN, dont le dernier rapport a été rendu en mars 2008.
P. David
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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