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30 janvier 2008
Manque de surveillants, manque de personnel d’entretien, le non renouvellement des TOS pose d’énormes problèmes dans les établissements scolaires. Au lycée Roches-Maigres à Saint-Louis, les élèves profitent du manque de moyens à la vie scolaire pour “bâcher” les cours.
« D’habitude, les surveillants allaient chercher les élèves, discutaient avec eux, et tout rentrait dans l’ordre », explique Jean-Jacques Perrot, professeur au lycée professionnel de Roches-Maigres à Saint-Louis. Mais hier, le manque de surveillants s’est fait ressentir, et à la sonnerie d’entrée en cours, seul un élève est présent.
Auparavant, le lycée comptait 11 surveillants, aujourd’hui, il n’en reste plus que 5 pour gérer le même nombre d’élèves. « Nous nous sommes rendu compte qu’il n’y avait aucune possibilité ce matin (ndlr : hier matin) de faire cours car il n’y avait personne », indique le professeur.
Après 2 heures de cours échouées, l’ensemble des professeurs de cet établissement ont débrayé, de manière symbolique, pendant une heure, afin de faire entendre leur mécontentement.
Jean-Jacques Perrot, représentant FO, insiste sur la nécessité de rétablir ces personnes, récemment mises à la porte, pour le bon fonctionnement du lycée et un bon encadrement des élèves. « Aujourd’hui, nous constatons que ces emplois n’étaient pas un luxe, mais un réel besoin pour l’établissement. Nous souhaitons que ces personnes soient réintégrées de manière durable car sinon, nous allons au devant de problèmes de plus en plus graves ».
Toujours selon ce professeur, avec deux personnels administratifs en moins, l’attribution des bourses risque d’être retardée.
« Nous voulons simplement que l’établissement puisse tourner correctement, et aujourd’hui, cela n’est pas possible ».
Après avoir rencontré le proviseur de l’établissement, les professeurs ont repris le travail en espérant que leur appel ait été entendu.
Malheureusement, pour l’instant, le Rectorat et l’Etat campent sur leur position, et cela, au détriment du bon fonctionnement des établissements scolaires et de la réussite des élèves.
Aujourd’hui, on peut le dire, encore plus qu’avant, les conditions ne sont pas remplies pour que nos enfants réussissent.
Manque d’encadrement, manque d’hygiène pour nos enfants, des centaines de familles contraintes au chômage, c’est ce que nous offre le gouvernement pour bien commencer l’année !
Sophie Périabe
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