Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Les syndicats et l’emploi des Réunionnais aux postes à responsabilités
21 décembre 2010

Dans une lettre ouverte au Président de la République, l’Intersyndicale CFTC-CFDT-CGTR-FSU-UNSA constate qu’en matière de promotion des ultramarins dans les postes d’encadrement, les paroles de Nicolas Sarkozy ne sont pas suivies par des actes. Voici le contenu de cette lettre.
« Sous votre présidence effective, le Conseil interministériel de l’Outre-mer (CIOM) du 6 novembre 2009 a pris des mesures dont l’ambition affichée était de sortir nos régions d’Outre-mer de la situation de crise économique, sociale et sociétale qu’elles connaissent depuis de nombreuses années. Cette situation a engendré les manifestations et mobilisations du début de l’année 2009. Nos organisations avaient alors exprimé leur plus grande réserve par rapport à ces mesures et à leur future application.
Cette réserve semble aujourd’hui avérée, car dans votre gouvernement, vos ministres et hauts fonctionnaires ne jugent pas nécessaire d’appliquer vos décisions, en particulier celle qui concerne l’accès des ultramarins à des postes de responsabilité. Aux oubliettes donc la mesure 5 du CIOM, qui traduisait l’engagement de mettre aux responsabilités des fonctionnaires issus du "bassin de vie" du territoire réunionnais. Nécessité réaffirmée par vous-même lors de vos vœux 2010 à la population réunionnaise sur nos terres.
Déjà, Mme la ministre de l’Outre-mer avait bafoué cette décision lors de la désignation des Commissaires au développement endogène. Son argumentation était de regretter l’absence de personnalités ultramarines pouvant occuper ces fonctions.
La nomination du nouveau Directeur du CROUS de La Réunion est un nouvel exemple de ce reniement : et là, il n’y a pas d’excuse de l’absence de Réunionnais pouvant occuper cet emploi.
Cette désignation, même s’il ne faut pas lui donner plus d’importance qu’elle ne revêt au regard de notre situation sociale, demeure révélatrice de la difficulté de notre population à être reconnue acteur responsable du développement de sa région.
L’application de la mesure du CIOM aurait pu être un signe de la volonté de l’État de donner l’exemple en vue d’améliorer cette situation, si elle n’était pas restée au stade de vœux pieux.
Nous gardons la naïveté de croire que cette mascarade n’est pas de votre fait, et n’est que le fruit de divagations de salons parisiens. C’est pourquoi nous sollicitons votre intervention, pour rappeler à votre gouvernement et à vos hauts fonctionnaires le respect auquel les populations de l’Outre-mer ont droit.
Nous gardons aussi espoir que nos compatriotes qui postuleront à des postes de responsabilité dans des services locaux auront droit à un peu plus de considération.
Nous formulons le vœu que la parole d’un Président de la République qui se veut être entendu au niveau européen et international trouve d’abord écho dans son gouvernement, dans tout le territoire français, mais aussi dans les territoires éloignés que sont les Outre-mer, en particulier La Réunion. »
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
APE entre l’UE et tous les pays voisins incluant les services
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Messages
25 décembre 2010, 06:28, par Zadig
"Nous gardons la naïveté de croire..." Car le chef n’est pas mauvais.Le chef est un bon chef. Siles choses ne se déroulent pas comme prévue, c’est qu’il est dans l’ignorance de ce qui se passe dans la réalité. En l’instruisant, tout devrait rentrer dans l’ordre. Attitude philosophiquement raisonnable, héritéede Platon. L’homme instruit ne saurait faire le mal, sciemment.
Certes.
Historiquement, cette même formule fut employée sous la monarchie de l’Ancien Régime. Lorsque le peuple souffrait des mauvais traitements, de pénuries dûes aux opérations spéculatives des agioteurs, il murmurait dans sa barbe "Ah, si le roi savait ça..." Car un homme qui sait ne peut pas faire le mal.
Certes.
Ce qu’il y a tout de même de curieux, c’est que le système démocratique, qui prévoit des longues tournées de campagne électorale, de serrages de mains, de meetings et de tractations, ne puissent pas permettre d’éviter que l’électorat, dépité, soupire : "si le bon président savait ce qui se passe".
Que conclure ? Deux-cent vint-et-une années après la Révolution française, les citoyens prononcent toujours les mêmes phrases.
Au fait, savez-vous ce que disait la Marquisde Sade ? "Français, encore un effort..."