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15 mai 2008
Mardi, une centaine d’étudiants de l’IRTS (Institut Régional du Travail Social) de Saint Benoît s’étaient mobilisés devant l’établissement avant de prendre le chemin de la mairie et de la Sous-Préfecture. Les étudiants ont déposé une motion contre le caractère inégalitaire et discriminatoire d’un décret du 31 janvier 2008 posant le principe d’une gratification des stagiaires.

(Photo SP)
Le décret du 31 janvier 2008, qui découle de la loi pour l’égalité des chances du 31 mars 2006, pose le principe de la gratification des stagiaires dans le cadre des formations préparant aux diplômes du travail social de niveau III pour des stages de plus de trois mois. Bonne nouvelle, donc, pour ces étudiants éducateurs spécialisés, assistants sociaux ou encore éducateurs de jeunes enfants qui se verront désormais attribué une sorte de dédommagement pour tous stages de plus de trois mois.

« Mais le principal problème réside dans le caractère inégalitaire et discriminatoire entre les établissements publics et ceux relevant du privé. En effet, seuls les établissements privés seraient contraints à appliquer le décret alors que les établissements publics, type Conseil Général et notamment les GUT (groupement d’unité territorial), en seraient exonérés », nous explique Jonathan Picardo, étudiant en 2ème année d’éducateur spécialisé.
Une seconde difficulté concerne le financement de ces gratifications par les structures d’accueil, notamment les associations. Ces gratifications n’étant pas prévues dans leur budget, bon nombre de structures d’accueil se trouveraient aujourd’hui dans l’impossibilité de respecter ce décret et donc de prendre ces jeunes en stage long. Conséquence : pas de stage pour les étudiants, pas de formation en alternance et donc pas de diplômes.
L’égalité pour tous
Les étudiants en colère demandent donc l’égalité de traitement pour les stages relevant du secteur public/privé, et quel que soit le régime des étudiants (sans revenu, bourse, Assédic, CNASEA, etc.). Partant du principe où chaque étudiant fournit un travail, il doit être gratifié quels que soient ses revenus.
D’autre part, les étudiants souhaitent l’engagement du Conseil Général pour les établissements relevant de sa compétence, comme cela a été fait pour les établissements sous compétence de l’Etat par la DRASS de la Réunion.
Enfin, il est indispensable de préserver la formation en alternance, avec des périodes de stage, un des piliers de la formation en travail social.
Motivés et ne comptant pas en rester là, les étudiants seront présents aujourd’hui à Saint Denis pour manifester leur mécontentement aux côtés des salariés, fonctionnaires, lycéens, etc.
Sophie Périabe
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