À 17h10 sur Tempo : “Ripostes”
24 avril 2006
Avec Roselyne Bachelot-Narquin, Yves Cochet, Éric Laurent, Jean-Marie Chevalier (professeur et directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières), Jean-Louis Schilansky (délégué général de l’Union française des industries pétrolières) et Michel-Edouard Leclerc. On lira ci-après l’introduction du débat :
"Nous sommes en 2026...
La ville est extraordinairement silencieuse. Il n’y a plus de voitures, d’avions et d’essence.
Il fait froid mais nous ne nous chauffons plus. Les pulls ont remplacé les radiateurs. Nous avons appris à vivre avec le froid, dans les maisons comme dans les écoles ou les hôpitaux.
Il fait chaud mais il n’y a plus de climatisation nulle part. Il n’y a plus d’engrais, d’insecticides, de colorants, de plastiques, de nylon...
Par un dimanche après-midi, rappelons-nous un temps heureux que les moins de 20 ans n’ont pas connu, une belle époque où le baril de pétrole flirtait avec les 75 dollars, un dimanche 23 avril de l’an 2006.
À l’époque, nous trouvions cela cher ! C’était avant la grande crise, c’était du temps où le bonheur coulait dans nos veines, comme l’or noir dans les pipelines.
Depuis, nous n’avons plus de pétrole.
Depuis, nous n’avons pas eu d’idées non plus...
En 2006, on refusait d’écouter ceux qui prédisaient l’apocalypse, la fin du pétrole, la fin de notre mode de vie.
Aujourd’hui, en ce dimanche après-midi, nous nous interrogeons : "Pourquoi les prix ont-ils flambés ? Ne pouvions-nous rien y faire ? Y a-t-il une vie sans pétrole ?"".
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