Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Fred...
3 mars 2007

Fred, presque la trentaine, reprend petit à petit goût à la vie. Aujourd’hui, il habite une chambre d’une pension bien connue du quartier de la Cressonnière, à Saint-André. Dans ce lieu d’accueil, les responsables lui confient des missions. Au volant d’une camionnette et avec des volontaires, il va de cases en cases déménager des meubles, destinés essentiellement aux personnes désoeuvrées.
Le 115
Fred ne compte pas vieillir dans cette pension. Il y est arrivé un soir à 22 heures précisément. À la rue, il s’est retrouvé non loin d’une cabine téléphonique. Un de ses compagnons lui conseille d’appeler le 115. En taxi, il y arrive. Aujourd’hui, il ne regrette rien. Il pense à son avenir. Un métier, une maison et une compagne ! Plus que jamais, il est motivé pour la réalisation de son devenir familial et professionnel.
Jusqu’à présent, personne ne lui est venu en aide. Il a été abandonné par sa famille. Il n’a aucune rancune envers elle. Un jour, il ira rendre visite à sa mère qui l’a délaissée. Du jour au lendemain, il s’est retrouvé à la rue. Il couche au pied des arrêts de bus dans un premier temps à Sainte-Suzanne et dans un deuxième temps à Saint-Denis. Il se fait de nouveaux amis. Pendant toute une année, il dort à la belle étoile.
Chacun pour soi mais solidaire
Il connaît une autre vie. Celle des rues. Chacun pour soi ! Il fait front aux aléas. Mais dans les moments difficiles, bien que se trouvant dans la précarité, il connaît la solidarité. S’il n’a pas de quoi manger ou se vêtir, on les lui offre. Des gestes qu’il ne peut oublier même aujourd’hui. Il nourrit des rêves dont l’un d’entre eux qu’il s’empresse de réaliser : chauffeur de bus.
Avec l’AFPAR, il suit une formation de chauffeur de bus en France. L’intégrale de ce cursus se fera dans la région du Nord-Pas-de-Calais. Au bout de trois mois, il est de retour dans son île. Il décroche un travail dans une société de transport. Il y restera 4 mois. Étant à temps partiel, il travaille quand même à plein temps. Il le fait savoir à son employeur. Pas de réponse de sa part ! Fred dépose donc sa démission.
Un acte lourd de conséquence. Peu de temps après, il se retrouve sur le macadam. Le faire raconter cette vie est difficile.Il la résume comme un passage obligé. De cette expérience, il est ressorti la tête haute. Il est posé et regarde vers le futur. Son passé, il le connaît, reste à construire son futur.
J.-F. N.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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