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Journée mondiale de souvenir de la traite négrière et de son abolition
25 août 2010
À l’occasion de la Journée mondiale de souvenir de la traite négrière et de son abolition célébrée lundi, la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a appelé l’humanité à mettre en avant les effets bénéfiques de la diversité culturelle.

La Journée internationale de souvenir de la traite négrière et de son abolition a été mise en place en 1998 pour rendre hommage à la lutte menée par les esclaves eux-mêmes pour retrouver leur liberté et leur dignité.
« En cette Année internationale du rapprochement des cultures, le souvenir de la traite négrière et de l’esclavage, une des grandes tragédies de l’histoire de l’humanité, nous donne à réfléchir sur les possibilités d’apaiser et de surmonter ces mémoires douloureuses », a dit Mme Bokova dans un message.
Cette Journée internationale a été mise en place en 1998 pour rendre hommage à la lutte menée par les esclaves eux-mêmes pour retrouver leur liberté et leur dignité. La date du 23 aout a été retenue en souvenir de l’insurrection qui avait éclaté sur l’île de Saint-Domingue dans la nuit du 22 au 23 août 1791 et conduit à l’indépendance d’Haïti, première victoire d’esclaves sur leurs oppresseurs.
« Cette révolution a eu un retentissement mondial et un impact considérable sur les luttes de libération des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, dont certains célèbrent cette année le bicentenaire de leur indépendance », a souligné Mme Bokova.
« J’invite tous les partenaires de l’UNESCO, notamment les autorités nationales, les institutions internationales et non gouvernementales et la société civile, à organiser des moments d’échange et de réflexion mettant en exergue "les effets bénéfiques" de la diversité culturelle, en reconnaissant l’importance des transferts et des échanges incessants entre les cultures et les liens tissés depuis l’aube de l’humanité », a-t-elle ajouté.
En 1994, l’UNESCO a lancé le projet intitulé "La Route de l’esclave" ; qui a permis à l’Organisation de contribuer à cette réflexion critique sur les conditions et les modalités pour une réconciliation et un rapprochement des peuples autour des héritages partagés issus de la tragédie de l’esclavage.
Pour garantir la vitalité et la pérennité du projet, de nouveaux thèmes sont abordés pour approfondir la réflexion : la présence africaine dans le monde, les conséquences psychologiques de la traite négrière et l’esclavage, le transfert des connaissances et des savoir-faire de l’Afrique vers le reste du monde, le tourisme de mémoire et les industries culturelles et créatives émanant de la pensée.
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