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18 novembre 2003
Suite à l’article paru dans les colonnes du "Quotidien" le jeudi 25 septembre 2003 sur le retour de M. Jean-Hugues Técher au sein de la SERMAT, il aurait été beaucoup plus opportun que le journaliste de ce journal consulte les délégués du personnel mis en cause dans l’article pour connaître leur version des faits. C’est totalement faux d’écrire que notre mouvement de grève de janvier 2003 demandait le licenciement de M. Técher, car en réalité nous demandions seulement que, dans un département qui compte un peu plus de 100.000 demandeurs d’emploi, M. Técher occupe autant qu’il se peut le poste de travail (chauffeur d’engin 40 tonnes) pour lequel il est très bien rémunéré, ou qu’il laisse sa place à un chômeur si ses fonctions de président de la CFTC et autres l’empêchent d’être présent dans l’entreprise, en dehors des heures de délégation prévues par la loi. Mais voilà, tout n’est pas si simple quand on est de mèche avec certains patrons du MEDEF/UMP que nous ne citerons pas mais qui se reconnaîtront aisément sur la place portuaire. Cela permet à M. Técher de refuser son poste de chauffeur d’engin, prétextant une inaptitude à ce genre de travail. Poste qu’il n’a en réalité jamais occupé (mais payé pour), pour ne pas dire qu’il n’a jamais travaillé au sein de la SERMAT. À une exception : c’était le 7 mars 1994, alors que la majorité des travailleurs de l’enceinte portuaire étaient agressés par les forces de l’ordre à l’entrée du port et que notre camarade Théo Hilarion tombait grièvement blessé sous les balles de quelques cow-boys envoyés (avec la complicité du patronat) en mission pour "casser" du docker. Donc, si le journaliste du "Quotidien" s’était informé sur le sujet au lieu de recopier ce que "Monsieur le président" de la CFTC lui a dicté, il saurait que le protocole de fin de conflit que nous avons signé avec la direction de la SERMAT en présence de l’inspecteur du travail concernait uniquement une mise à pied conservatoire et que si la SERMAT a entrepris un licenciement, elle en est la seule responsable dans cette affaire. Qu’aujourd’hui qu’elle se fasse rappeler à l’ordre par le ministère du Travail pour ne pas avoir respecté les droits de M. Técher, cela peut paraître étonnant, voire bizarre ! Pour son information, il ne sera pas étonné d’apprendre que ce Monsieur qui avait tant envie de travailler et après sa demande de reprise de service suivie aussitôt d’autorisations d’absences, est aujourd’hui en arrêt de maladie (sa présence dans l’entreprise s’est limitée uniquement à déposer ses arrêts de travail pour maladie) sous couvert de la médecine du travail qui le met inapte temporaire sans se prononcer réellement sur son cas et de celui de la C.G.S.S., dont il a déjà allégrement aidé à creuser le déficit (arrêt de maladie de mars 1999 à septembre 2001). Alors même que le président de la République vient de déclarer aux Français qu’ils ont le devoir de ne pas contribuer à augmenter d’avantage le "trou de la Sécurité Sociale". Par conséquent, nous, travailleurs de la SERMAT, nous trouvons choquant que Monsieur Combrexelle, directeur des relations du travail à Paris, intervienne dans ce dossier en annulant une décision locale de l’inspecteur du travail sous la pression de l’UMP/MEDEF. Pour conclure, si les personnes qui relatent et qui rendent des décisions (Direction des relations du travail) se renseignaient avec toutes les parties concernées dans ce dossier, elles verraient que tout le monde ne respecte pas les règles. En ce qui nous concerne, nous, délégués du personnel de la SERMAT, nous sommes à l’entière disposition du "Quotidien" pour toutes informations.
Les délégués du personnel de la SERMAT, Le Port
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