Pourquoi nous serons mobilisés le 20 novembre 2007 ?

19 novembre 2007

Depuis l’occupation de la mairie de Saint-Denis par les précaires de l’Éducation nationale, le SGPEN CGTR est à pied d’œuvre pour faire de la mobilisation nationale du 20 novembre 2007 un succès sur le plan local.
Selon les “retours” collectés sur le terrain, nous pouvons déjà annoncer que la grève dans les services de l’Éducation nationale sera particulièrement suivie.
Conséquences attendues et inévitables : de nombreuses cuisines centrales ne pourront fonctionner, la sécurité dans les établissements scolaires ne pourra pas plus être assumée, les services du Rectorat seront fortement perturbés, l’Université sera affectée, bref, tous les services connaîtront de très sérieuses perturbations.
Les personnels précaires qui, à partir de lundi prochain (aujoudr’hui - NDLR), entameront leur quatrième semaine de lutte seront fortement présents à la manifestation du 20 décembre aux côtés des titulaires autour de deux mots d’ordre centraux :
• Exigence d’un moratoire sur les fins de contrats.
• Transformation des emplois précaires en emplois statutaires dans le cadre d’un plan de rattrapage en effectifs titulaires.
Nous ne le répéterons jamais assez, et il faut que les Réunionnaises et les Réunionnais le sachent : leur académie est l’académie la plus sous-dotée de France en emplois de titulaires et la plus pourvue en emplois précaires. L’Éducation nationale péi est devenue une sorte de méga agence d’intérim.
L’égalité de traitement à laquelle nous avons droit est foulée au pied, et tous les discours creux de bon nombre de nos élus et les larmes de crocodiles de circonstance qu’ils versent ne doivent pas nous faire oublier cette triste réalité : notre territoire est considéré comme un sous territoire, les Réunionnaises et les Réunionnais comme des citoyens de seconde zone.
Sinon comment expliquer que l’Éducation nationale péi soit depuis toujours la lanterne rouge des académies de France et de Navarre sur le plan de l’emploi public ?
Comment expliquer que les services publics à La Réunion soient à ce point appauvris en effectifs ?
Alors, il est grand temps d’agir enfin, histoire de “montre a zot que nou lé pa plis, nou lé pa moin”.
Le SGPEN-CGTR sera une nouvelle fois le 20 dans la rue, pas simplement pour les salaires et les retraites, mais aussi et surtout pour porter une exigence ; celle de la solidarité de tous, précaires et titulaires, pour la défense de l’emploi public, le rejet de la précarisation et la défense des services publics.
Le 20 novembre n’est pas seulement l’affaire des fonctionnaires et des agents publics, c’est l’affaire de toutes les Réunionnaises et les Réunionnais, car l’enjeu est là : quel service public voulons-nous pour La Réunion ? Celui miné par une précarité institutionnalisée ou un service public de qualité pour satisfaire au mieux les besoins collectifs ?
Le corporatisme est une plaie qui brise les solidarités et qui accentue les individualismes, c’est pourquoi, nous voulons placer le 20 novembre sous le signe du tous ensemble

« Agir ou subir, nous avons choisi ! »


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