Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Faire face aux moustiques et respecter l’environnement
26 juillet 2011

Depuis des années, le P.C.R. demande à l’État d’utiliser un insecticide bio pour assurer la démoustication de notre île, en respectant notre environnement naturel. Pourquoi le pouvoir refuse-t-il d’appliquer cette mesure indispensable ? Or, cela se fait ailleurs…
Un ami de "Témoignages" nous a fait parvenir un article de l’AFP paru dans la presse en France ce dimanche sous le titre : « La Camargue, démoustication au Bti exclusivement ». Dans cet article, on nous informe que depuis de nombreuses années, la lutte contre les moustiques est devenue une nécessité urgente dans cette région du Sud de la France afin de préserver sa fréquentation touristique. Et comme l’explique la sociologue Cécilia Claeys, auteur de nombreuses études sur l’insecte piqueur, la démoustication du littoral méditerranéen répond à la fois à des besoins sanitaires, mais aussi économiques et sociaux.
La sociologue rappelle qu’en 2005, des bataillons d’insectes ont envahi la Camargue lors d’un été sec suivi de fortes pluies, avec de fortes conséquences pour les habitants qui « se cloîtrent chez eux », tandis que « les enfants des écoles sont privés de récréation ». Et « concomitant, l’épisode réunionnais du chikungunya contribue à réactiver le spectre sanitaire », selon elle.
Et qu’ajoute-t-elle ? « Un an plus tard, une campagne expérimentale de démoustication est lancée : les larves de moustiques meurent en avalant un bio-insecticide, le Bacillus thurigiensis israelensis (BTI) ».
Voilà comment on combat les diverses espèces d’aedes en Camargue. Et chez nous, que fait le pouvoir en place depuis la catastrophe provoquée par le chikungunya ?
Comme nous l’écrit notre ami : « On ne peut laisser empoisonner nos terres, nos aquifères, notre faune, avec des poisons indestructibles, qu’à un moment ou à un autre, nous retrouverons — nous, notre descendance — dans notre eau et notre nourriture.
Pourquoi la Camargue ne doit-elle être "démoustiquée" qu’au seul Bti et pourquoi La Réunion devrait-elle subir les poisons qu’on y déverse, tout simplement parce qu’on refuse de faire de chaque habitant de La Réunion un acteur de la protection de son environnement, y compris sanitaire ? ».
Plus que jamais nous devons unir nos forces pour que l’État nous donne les moyens de lutter contre les diverses formes de pollution de notre environnement. Et que l’État cesse de polluer notre patrimoine naturel.
Correspondant
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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