Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
6 mars 2006

J’entendais l’autre mercredi, un conseiller régional s’élever avec véhémence (excuser le pléonasme, mais il s’impose) contre une évidence. La Rivière des Marsouins, comme c’est le cas aujourd’hui (et c’est ainsi depuis qu’une ville s’est construite tout au long de la fin de son trajet), constitue une énorme menace pour toute une partie de la population bénédictine parce qu’elle n’est pas endiguée. C’est là une évidence comme il est également évidences que, d’une part, Saint-Benoît a eu, depuis qu’elle est Commune, ses maires successifs assistés de conseillers municipaux et que, d’autre part, chacune de ces équipes-là a voulu que la sous-préfecture de l’Est se développe sans que jamais personne ne se pose la question de savoir s’il ne convenait pas que, parallèlement voire au préalable, on endigue cette rivière qui, loin d’être toujours fleuve tranquille, est surtout un torrent qui dévale et charrie tout ce qui lui tombe dedans.
J’écoutais le président de la Région rappeler à ce Conseiller qu’il n’a sans doute - et même sûrement - pas tort. Et Paul Vergès de s’excuser presque - à moins que ce n’était qu’autre chose ! - qu’après l’alerte du cyclone Hyacinthe, (c’était en 1980), la ville du Port sut prendre le taureau par les cornes et arracher la part des financements européens et nationaux essentiels et nécessaires pour que les territoires frontaliers en aval de Saint-Paul, de La Possession et de la Pointe des Galets soient une fois pour toutes à l’abri des dégâts des eaux. Outre une vraie protection contre les crues d’une rivière qui ne mérite plus son nom quand il pleut des cordes et des hallebardes sur notre île, le TCO futur allait pouvoir compter sur plusieurs centaines d’hectares de terrains à proximité immédiate des installations portuaires.
Quelques années après, le problème était réglé définitivement, même s’il faut en permanence rester attentifs aux problèmes que nous pose la furie des eaux qui nous dépassera toujours.
J’y pensais ces dernières heures en écoutant les appels des auditeurs de Free Dom. Et me revenait à l’esprit le commentaire que me confiait mercredi en fin de session plénière du Conseil régional un journaliste qui, comme moi et comme des dizaines d’autres, avait entendu la véhémence de notre conseiller. "Dis moi, m’avait dit à l’oreille mon copain correspondant de presse, il n’aurait pas un compte à régler avec un de ses copains ancien maire, celui là ?"
R. Lauret
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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