Saint-Denis ’bato fou’

13 septembre 2006

Ce mercredi 6 septembre, un Conseil municipal était programmé à Saint-Denis. Comme depuis mars 2001, l’opposition était présente, attendant sagement que les élus de la majorité arrivent. Mais la rumeur allait, déjà, bon train : les groupes Morel-Dindar allaient, de nouveau, boycotter le conseil.

Vingt-trois fidèles du Député-maire présents en début de séance, le quorum n’était pas atteint. Notre rôle n’étant pas de jouer les “supplétifs” pour René-Paul Victoria, le Groupe Rassemblement Dionysien a pris la décision de quitter la salle.
Il est heureux de constater aujourd’hui que des membres éminents de l’actuelle majorité nous rejoignent pour dénoncer l’incurie de l’équipe, en "charpie", du Député-maire.

Parmi les nombreux motifs invoqués pour cette rébellion, citons pêle-mêle :

- Le manque de concertation avec ses élus et, plus généralement, de démocratie au sein du Conseil municipal,

- L’absence du maire dans les quartiers,

- Les incohérences dans la programmation des chantiers dans notre ville devenue un véritable "gruyère" d’où l’exaspération des commerçants et des automobilistes.

- Le nombre extravagant de mandats et de fonctions exercés : Député, Maire, Président de la NORDEV (ex-ADPE) et de nombreuses structures para-municipales, Vice-président de la CINOR, Président de la commission des finances de la ville, Président du groupe d’amitié France/Madagascar, membre de la délégation parlementaire auprès de l’Union européenne, membre du FEDOM, membre de l’AMGVF, membre du CFL, membre de la SR21..., Secrétaire départemental de l’UMP, candidat déclaré et déjà en campagne pour les élections législatives et municipales...
C’est notre Monsieur "rappe-tout" !

Bien entendu, toutes ces critiques, nous n’avons eu de cesse de les dénoncer depuis 2001.
Ce report du Conseil municipal est un véritable "camouflet" pour ce qui reste de son équipe !
Il montre combien les fissures sont profondes entre les divers prétendants pour les prochaines échéances sur Saint-Denis. La bataille fait rage.
L’opposition ne peut pas s’en réjouir. Aussi, nous lançons un appel à la raison et au sens des responsabilités de cette majorité pour que les Dionysiens cessent d’être leurs otages et surtout que le navire “ville de Sain- Denis" cesse d’être un "bato fou" sans boussole et surtout sans capitaine.
Les habitants de Saint-Denis méritent mieux que ces luttes fratricides.

Michel Tamaya,
Président du groupe Rassemblement Dionysien


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