Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Campagne électorale
20 février 2008, par

Après l’agression de Krishna Damour lors des dernières Cantonales partielles à Saint-Pierre, c’est au tour de Fabrice Palany de subir des actes dignes d’un autre temps, samedi dernier. Après avoir déposé plainte dimanche matin, Fabrice Palany, accompagné des représentants des forces de progrès à Saint-Pierre, a rencontré le vice-procureur afin que ce dernier prenne les dispositions nécessaires pour que la campagne électorale se déroule dans des conditions saines et sans violences.
Au mois de novembre dernier, lors des Cantonales partielles à Saint-Pierre, Krishna Damour fut agressé physiquement, ce qui lui a valu 5 jours d’ITT, et une plainte a été déposé.
Aujourd’hui, c’est au tour du Saint-pierrois Fabrice Palany de subir des actes de violences. « Samedi soir, on était au meeting chez Soubaya à Basse Terre. D’ote persone et moin mèm, nou té abrite à nou sou un arbre car la plui té commence tombé. A un momen, néna quelqu’un la apèl à nou, la di à nou descen plu ba. Nou la parti voir é là, navé un ote moune té aten a nou en ba avec un sabre à canne. Nou la couru pou échapé au cou. Kan moin la ariv devan ché moin, navé un fourgon té aten a nou avec 5 gro bra dedan. Heureusement ke moin la gagne rent ché moin. Du cou, zot la pa gagne tro tap à moin mé la falu de peu », explique Fabrice Palany.
Il précise que ces agresseurs lui ont promis de revenir pour lui « régler son compte ». Dimanche matin, Fabrice Palany dépose plainte.
Les autorités doivent réagir
Hier matin, Krishna Damour, Fabrice Palany et Jacky Juan, candidats des forces de progrès dans le deuxième canton de Saint-Pierre et donc dans le quartier de Basse-Terre, ont tenu à interpeller le vice-procureur du tribunal de Saint-Pierre pour que ces actes de violences cessent, et cela passe bien évidemment par le suivi des plaintes déposées.
« Hier, j’ai reçu un appel du sous-préfet de Saint-Pierre et du procureur qui m’ont assuré que toutes les dispositions nécessaires seront prises », indique Krishna Damour. Même s’il est vrai que, dans le temps, les agressions étaient pratiques courantes lors des campagnes électorales, il ne faut pas laisser faire, sinon c’est la porte ouverte à tout.
« Nous, nouvelle génération, nous voulons que cela change, la politique doit se faire dans un climat serein et calme. Aujourd’hui, il est donc nécessaire de calmer les forces en présence dans cette campagne et aller jusqu’au bout des plaintes, et ne pas rester dans l’impunité. Faut-il qu’il y ait des victimes, réellement, pour que la Justice fasse quelque chose ? ».
Sophie Périabe
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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