Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
“Alon filozofé” ... ! Billet philosophique
17 mars 2007, par

Au cours des cinquante dernières années, nos sociétés ont été marquées - entre autres - par de profonds changements dans l’approche de la sexualité. En particulier, on a assisté à la levée de nombreux tabous et interdits liés au sexe.
Cela explique que l’on a pu parler d’une certaine “libération sexuelle”. Cette émancipation peut être mise en parallèle avec l’accession des femmes à des droits nouveaux, comme par exemple le droit de vote, le droit à la maîtrise de la natalité ou à l’interruption volontaire de grossesse. On peut également illustrer ces changements à travers le fait que l’homosexualité est davantage respectée.
Ces progrès n’empêchent pas que la vie sexuelle est encore marquée par bien des frustrations, des discriminations, des formes de mépris et des violences, voire des crimes. Surtout à l’égard des femmes et des enfants.
La bataille pour un plein épanouissement sexuel des humains n’est donc pas encore gagnée. D’où les innombrables débats sur ce sujet que l’on retrouve sur les moyens d’information et de communication.
Ce sujet occupe tellement nos vies, qu’il fait l’objet de nombreuses études et réflexions chez les différents chercheurs. Et même chez les philosophes de tous les continents, depuis toujours.
D’ailleurs le numéro de mars de “Philosophie Magazine” consacre tout un dossier à « la nouvelle approche de l’éthique sexuelle ». De l’infidélité à la masturbation, de la pornographie à la prostitution, des philosophes, des juristes, une essayiste et un sociologue « montrent qu’il est aujourd’hui possible de réfléchir sur les rapports entre le sexe et la morale sans totem ni tabou ».
Cette réflexion - indispensable - sur la vie sexuelle peut-elle être totalement séparée d’une réflexion sur l’amour entre partenaires de relations sexuelles et sur les relations d’une manière générale entre les humains ?
Dans nos sociétés, on oublie trop souvent de réfléchir et de dialoguer sur la signification de nos rapports affectifs afin de construire un amour durable. Il suffit, pour s’en convaincre, de constater l’instabilité et la fragilité des liaisons conjugales, marquées par un nombre croissant de divorces et de séparations.
Dans nos vies de couples comme dans notre vie sociale, faisons nôtre cette définition d’Antoine de Saint-Exupéry : « Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction ». On pourrait même la corriger en disant : “c’est agir ensemble dans le même sens pour faire réussir un projet de vie partagé”.
Roger Orlu
Courrier des lecteurs
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