L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
La grève continue
8 avril 2010, par

Après bientôt deux semaines de grève, les dirigeants de Sodexo à Paris et à La Possession ne parviennent toujours pas à répondre aux revendications déposées par le syndicat CGTR. Une série de motifs ont été envoyés par la CGTR Commerce et Services aux sièges local et national de Sodexo afin que les conditions de travail et de rémunération soient améliorées.
“Témoignages” a contacté jeudi 1er avril Sodexo à Paris pour connaître l’avis de la Direction et ses intentions vis-à-vis du mouvement de grève à La Possession. Le directeur de la communication, M. Beaugendre, a répondu à nos questions sur la prime et la mutuelle promises lors de la signature du Protocole d’accord en avril 2009.
Selon la Direction, la prime a été versée en fonction des salaires des employés, et une mutuelle a été proposée par les dirigeants. Ces explications ont été réfutées par Jean-Max Layemard, délégué syndical de la CGTR. Ce dernier explique que les primes ont été versées à compter de la date de signature du protocole, et non pour la durée d’exercice des travailleurs. Les travailleurs ont donc reçu une prime pour leur activité entre le 15 avril 2009 et le 1er septembre 2009, et non du 1er septembre 2008 au 31 août 2009, qui est « la période exacte d’activité » des employés.
Concernant la mutuelle, elle a bien été mise en place, mais choisie par la Direction en « catimini ». En effet, la Direction de Sodexo à Paris a décidé de choisir une mutuelle qui coûte 112 euros par mois aux salariés. « Pour des salariés qui touchent environ 450 euros par mois, payer une mutuelle de 112 euros, c’est trop difficile », a indiqué Jean-Max Layemard. Mais les dirigeants ont « décidé de faire traîner les choses, car nous avions dénoncé cette mutuelle en octobre, et la Direction a attendu le dépassement du délai de trois mois pour réagir », a ajouté J.M. Layemard.
L’important est de répondre à l’urgence sociale
Comme l’a expliqué Jean-Max Layemard, la situation perdure depuis plus d’une dizaine de jours et devient difficile, car des travailleurs ne seront peut-être pas payés. « Ce que nous demandons, ce sont des propositions à nos revendications. Nous voulons négocier, mais surtout nous voulons que notre situation soit entendue ».
Lorsque “Témoignages” a contacté M. Beaugendre, ce dernier avait expliqué que la situation serait résolue le vendredi 2 avril, avec l’organisation d’une réunion, en présence de l’inspecteur du Travail. Mais « M. Muliez (directeur de Sodexo Réunion - ndlr) voulait passer de bonnes fêtes de Pâques » et a donc reporté la réunion au mardi suivant. Mardi 7 avril, la réunion a abouti à la mise en place d’un nouveau calendrier par M. Muliez. Les syndicalistes et le personnel ont alors quitté la table des négociations.
Aujourd’hui, les salariés souhaitent reprendre le travail, mais surtout revenir à la table des négociations pour sortir de la crise sociale et économique que vivent les travailleurs.
Céline Tabou
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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