Pays émergents

Sous le signe de la responsabilisation de la femme

La 23ème édition du FESPACO

Témoignages.re / 5 février 2013

L’innovation majeure de la 23ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) est la place accordée à la femme dans le cinéma africain en lui confiant à cette édition des responsabilités au niveau de la présidence des différents jurys.

Le délégué général du FESPACO, Michel Ouédraogo, qui a fait cette déclaration au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou, a indiqué que le positionnement des femmes à ce niveau de responsabilité est un gage de succès plus éclatant pour l’évènement.
« Toutes les personnalités appelées pour assurer la présidence des jurys seront des célébrités féminines », a révélé M. Ouédraogo, ajoutant que l’invitée d’honneur de la présente édition est aussi une femme pionnière du FESPACO, Alimata Salembéré, qui fut également ministre de la Culture.

La 23ème édition du FESPACO, qui se tiendra du 23 février au 2 mars 2013 sous le thème “Cinéma africain et politiques publiques en Afrique”, a retenu dans la sélection officielle 101 films, dont 20 longs métrages.

101 films de 35 pays

Le directeur artistique du FESPACO, Ardiouma Soma, a dit que le comité de sélection a enregistré un total de 750 œuvres inscrites pour la 23ème édition du FESPACO.
Il a indiqué que la ligne éditoriale des pères fondateurs a été respectée au regard du nombre important de la production à cet effet.
Selon M. Soma, 101 films en provenance de 35 pays du continent dont une douzaine de films pour le Burkina Faso dans les différentes catégories, à savoir le long-métrage, le court-métrage, le documentaire et la série TV-vidéo fiction, vont être en compétition pour la conquête du palmarès officiel.

Le palmarès officiel comporte 27 Prix au total, dont le plus grand Prix est l’Etalon d’Or de Yennenga, suivi de l’Etalon d’argent de Yennenga et l’Etalon de bronze, et les Prix spéciaux, une trentaine environ, qui seront décernés par les institutions et ONG internationales à cette édition. 

Les films de la compétition officielle sont répartis dans 7 sections, à savoir les longs-métrages (20 films), le Vidéo-numérique (17 films), les courts-métrages (20 films), les documentaires (17 films), les films de la diaspora (6 films), les séries télévisuelles (8 films) et les films des écoles africaines de cinéma (13 films).

Quelles perspectives pour le cinéma ?

M. Soma a fait remarquer que la sélection des films du FESPACO est le reflet de la cinématographie africaine et présente des films au style et aux contenus très diversifiés qui transportent le cinéphile au cœur des réalités quotidiennes du continent avec toutes ses contradictions. 

Le président du comité national d’organisation, Jean-Claude Dioma, a indiqué que cette conférence de presse est la 4ème et avant dernière étape du marathon médiatique en vue de donner une visibilité à l’évènement.
Selon M. Dioma, le thème de cette édition est une invite à tous les pouvoirs publics en vue de mener une réflexion autour du cinéma africain et d’oser des propositions à même de favoriser l’émergence d’une véritable industrie cinématographique sur le continent.
Rappelant que le cinéma africain est une réalité vivante qui a besoin d’être pris en main par les États africains, le président du comité nation d’organisation a invité les décideurs africains à inventer des pistes nouvelles et crédibles pour sa cinématographie. 

Dans le même ordre d’idées, le délégué général du FESPACO a interpellé les Africains et aussi l’Europe, partenaire traditionnel de l’Afrique, à dresser un bilan « sans complaisance » de la cinématographie africaine et de tracer de nouvelles perspectives pour son développement.

44ème édition du Festival

Fondé en 1969 et dénommé « Semaine du cinéma » à l’époque, le FESPACO se fixe pour ambition de favoriser la diffusion de toutes les œuvres du cinéma africain, permettre les contacts et les échanges entre professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, contribuer à l’essor, au développement et à la sauvegarde du cinéma africain, en tant que moyen d’expression, d’éducation et de conscientisation.


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