29 juin 2007
La “Plate-forme de l’Alliance” - “Propositions pour la nouvelle étape du Développement de La Réunion” - énonce les décisions politiques à prendre le plus vite possible pour relever les « défis sans précédent » et « à tous les niveaux » que La Réunion va connaître « d’ici 2030 ». Ces décisions concernent tous les besoins essentiels des Réunionnais.
Elles impliquent
1) la réalisation du « socle du développement », constitué par le protocole d’accord de Matignon pour financer le tram-train et la nouvelle route littorale, par le contrat de projet État-Région et par les Programmes opérationnels européens (2007 - 2013) ;
2) l’application des « mesures urgentes prioritaires » sur les droits sociaux, l’éducation, l’environnement et la culture ;
3) enfin, « la mise en œuvre du plan réunionnais de développement durable ».
Concernant le traitement des déchets, ce document préconise dans sa seconde partie la « mise en place de nouvelles filières de tri, de traitement et de valorisation (énergétique et autres, alternatives à l’incinération), créatrices d’emplois » ; la « réduction des déchets à la source en adaptant les contenants à notre contexte géographique (...) ».
Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République, avait exprimé ses « convergences de vue » avec le président de l’Alliance sur ces mesures. Aujourd’hui chef de l’État, il ne peut que les appliquer.
À la réunion d’aujourd’hui à la préfecture avec les représentants des collectivités, c’est cela qui doit être pris en compte. Et non pas les incinérateurs.
D’ailleurs des déclarations du secrétaire d’État à l’Outre-mer dans “Ôtrement dit” vont dans ce sens. L’État doit effectivement « regarder chaque territoire par rapport à sa spécificité ».
L. B.
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